Le Démon de la Colline aux Loups

11 votes

  • 8/10 Un roman poignant et marquant. Une vie conditionnée par une enfance des plus violentes et un parcours saisissant. Brut, sans complaisance.

    29/08/2022 à 23:46 Nelfe (227 votes, 7.5/10 de moyenne) 1

  • 7/10 Un roman très original par son style puisque le narrateur emploie une langue (son "parlement") atypique comme l'est tout autant son sinistre parcours. Ouvrez grand les vannes du sordide, voici l'histoire de Duke, raconté par lui-même, écorché vif très peu scolarisé, traité d'abord comme un animal par ses parents, comme tous ses frères et sœurs, puis violé à de nombreuses reprises par son père, pendant que sa mère filme...
    Et c'est toute une vie placée sous le sceau de l'ignoble qui se déroule, dans laquelle le "Démon de la Colline aux Loups" violente, tue, incendie par les mains de Duke...
    C'est indéniablement un roman puissant, très dur, très noir, et dont on sait que, la réalité dépassant la fiction, ce genre d'histoires existe, en vrai.
    Oui mais voilà, même si le style ne m'a pas dérangé (au contraire, je l'ai trouvé pertinent), c'est cette tartine d'ignominies que j'ai eu du mal à digérer. Dérangeant, et c'est voulu, certes, mais finalement trop indigeste pour moi.

    02/04/2022 à 19:05 LeJugeW (1565 votes, 7.4/10 de moyenne) 7

  • 10/10 Une véritable claque!
    Roman coup de poing, on a pitié du personnage principal malgré ce qu’il a commis. Se lit d’une traite.
    Doit faire parti de votre PAL

    26/03/2022 à 09:57 boumkoeur (184 votes, 8.5/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Après une première tentative avortée au bout de dix pages (je devais être mal luné), la deuxième fut la bonne. J'ai été emballé par l'écriture, ou plutôt le parlement de Duke, malgré les horreurs racontées.
    C'est le point fort du livre.
    Le texte est court, mais c'est pas plus mal vu la noirceur du propos.

    21/03/2022 à 19:56 charlice (266 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 9/10 Je l’ai lu en quelques heures. Si je n’avais pas travaillé le lendemain matin, je crois que je l’aurais lu d’une seule traite, comme en apnée. J’ai été happé par le récit dès les premières pages, et ce malgré l'écriture particulière liée au « parlement » parfois déroutant du personnage principal, qui finit par savoir qu’il s’appelle Duke. C’est dur, ça parle de maltraitance et même d’inceste puis d’un parcours chaotique entre squats et prisons mais j’ai trouvé que Dimitri Rouchon-Borie n’en faisait pas trop. Duke est un personnage très attachant et le fait qu’il n’ait rien su du monde avant de pouvoir s’extraire de ses parents ignobles est traité de manière très intéressante. Un peu comme dans l’allégorie de la caverne de Platon, il n’avait qu’une vision du monde parcellaire et s’émerveille du ciel puis de la mer une fois sorti. De fait, certaines scènes sont dures mais d’autres sont inversement très belles. Malgré la noirceur globale du roman – à ne pas conseiller à tout le monde – je l’ai beaucoup apprécié. Je suivrai ce que fait cet auteur, qui est par ailleurs journaliste spécialisé dans la chronique judiciaire et le fait divers (tiens tiens !).

    10/03/2022 à 15:24 Hoel (1023 votes, 7.6/10 de moyenne) 8

  • 8/10 Dérangeant, éprouvant, … : voici comment je pourrais qualifier ce livre, cette première œuvre de Dimitri Rouchon-Borie.

    Dérangeant, car raconter l’histoire d’inceste c’est toucher à des domaines sensibles, à des interdits, aux limites du supportable. C’est traiter l’inhumain.
    Eprouvant car les sentiments sont confus, mêlés d’aversion, de dégoût et de compassion. Pas évident de sortir un avis tranché de ce qu’il faut ressentir du narrateur et de sa vie.

    Pourtant l’auteur a le mérite d’avoir traité son récit avec un style propre, avec les mots du narrateur au parcours scolaire limité : « son parlement » comme il le dit. Et on lit son parcours de vie effrayant, terrible et horrible qui l’a amené à ce moment et à cet endroit. Pas de jugement, juste une histoire qui laisse des images en tête, et des cauchemars que le fait de fermer le livre ne stoppera pas.

    Si ce récit est purement fictif, on est légitime de remettre en cause cette fiction tant les faits peuvent malheureusement se dévoiler dans la vie réelle. Et c’est peut-être cela qui fait froid dans le dos. Cette absence de frontière entre la fiction et la réalité que l’auteur a délibérément choisi. Choisi par l’absence de lieu et de temporalité. Choisi en faisant parler un enfant, l’innocence même. Une approche littéraire traitée comme une vérité absolue que le lecteur se prend en pleine face.

    07/03/2022 à 15:40 JohnSteed (408 votes, 7.8/10 de moyenne) 7

  • 7/10 Si il n'avait pas été sélectionné pour le Prix Découverte, c'est un livre que je n'aurais pas lu. Trop de maltraitances, trop d'horreurs, je ne peux pas.
    D'une, je me suis forcée pour le prix, et de deux, je l'ai trouvé sur Audible avec le merveilleux Hervé Lavigne comme interprète.
    Et voilà, je l'ai terminé et je renifle encore.
    L'écriture est aussi belle (certaines phrases sont de haute volée) que le contenu est sordide. C'est d'une tristesse et d'une noirceur épouvantables et j'ai le coeur lourd face à la tragique destinée de Duke, si profondément pur et attachant. Il me fait penser à Virginie, l'héroïne d'Enfermé.e de Jacques Saussey. Des personnages qui malgré les monstruosités subies gardent leur humanité.
    A côté de ça, c'est un roman difficile à noter comme tous ceux qui génèrent de la souffrance à la lecture.
    Et je ne l'ai pas trouvé particulièrement prenant. Je l'ai appréhendé comme un témoignage et non pas comme un ouvrage avec un quelconque "enjeu" ou une résolution à la clef.
    Attention parce que j'ai vu sur internet que certains lecteurs avaient été terriblement gênés par l'absence de ponctuation. Je n'ai pas eu ce problème avec la version audio, forcément, donc ma perception est différente d'autant que l'interprétation simple et douce d'Hervé Lavigne amène un supplément d'âme que n'aura peut-être pas la version papier.
    Contente d'en avoir terminé. Ca fait mal au bide.

    06/03/2022 à 08:58 Ironheart (715 votes, 7.5/10 de moyenne) 6

  • 1/10 Première fois (ou presque) que je démonte un bouquin sur ce site. OK, c'est malhonnête de noter un livre dont on a lu qu'une cinquantaine de pages mais c'est bien la première fois qu'un style d'ecriture m'empêche autant de donner une chance au produit. Ecrit à la première personne par un taulard condamné à une longue peine (semble-t-il), ce récit-confession connait des critiques élogieuses de partout. Je suis passé à côté clairement mais relire des phrases bourrés de répétitions, et qui pourraient être écrites par un gamin de 7 ans m'a complètement éjectés de l'histoire. J'ai lu 50 pages, et je n'ai rien pané... Bande d'arrêt d'urgence, je m'arrête, ça ne sert à rien de continuer...

    01/02/2022 à 23:37 panou71 (46 votes, 7.3/10 de moyenne) 6

  • 9/10 Un condensé de noir, dur et bouleversant. La forme particulière, une écriture brute, sans artifice, qui décontenance un peu au départ, mais très vite, on se rend compte qu'elle permet une immersion totale dans le récit. Un récit à la fois insoutenable, et impossible à lâcher.

    28/12/2021 à 10:07 Polarbear (644 votes, 7.8/10 de moyenne) 8

  • 10/10 Ces quelques pages sont à la fois le Bien et le Mal. Les deux se confondent, se mélangent et s’unissent. Contraires et pourtant indissociables. Deux frères devenus ennemis mais liés par un lien inextricable: celui du sang.

    30/05/2021 à 12:26 PoisonIvy (338 votes, 7.6/10 de moyenne) 7

  • 10/10 Un énorme coup de cœur!

    Duke vit une enfance immonde, éloigné du monde par ses parents, reclus dans "le nid" de sa fratrie. Brimé. Battu. Violé.
    Duke vit dans sa prison et écrit. Il s'écrit avec une conscience innocente, lumineuse, et fragile aussi.

    Le récit nous fait pénétrer au plus profond d'un sujet qui se construit, à travers une conscience qui s'exprime, qui s'étale, même. L'écriture est aussi saisissante que les faits. Duke y cherche un exutoire, une possibilité de se débarrasser du Démon, sans doute. Quel sera le prix de sa rédemption?

    Le roman plaira assurément aux lecteurs soucieux de la qualité littéraire des romans qu'ils dévorent. Rouchon-Borie "tient" son style de bout en bout. Il laisse Duke parler, ou plutôt, écrire, s'écrire. Il y a assurément plusieurs strates et portes d'entrée: la simple succession des faits relatés, l'enfance terrible de Duke, son rapport au bien et au mal, la place du style narratif dans l'histoire des récits autobiographiques, une manière "d'expliquer" le crime... chaque porte d'entrée permettra à mon avis à un large public de s'approprier ce récit, et d'y revenir ultérieurement.

    Je ne suis pas sorti indemne de cette lecture. Elle a tendance à "renvoyer à soi-même", à fouiller les recoins de notre esprit, à interroger notre rapport à la justice, à sensibiliser à l'importance du temps long de la construction de soi, à "comprendre" une certaine violence...

    Ce premier roman de Dimitri Rouchon-Borie, connu comme chroniqueur judiciaire, fera indubitablement date. L'accueil enthousiaste qu'il a reçu dans la presse est amplement justifié selon moi!

    23/03/2021 à 17:18 thibe (130 votes, 7.1/10 de moyenne) 10