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8/10 Il existe plusieurs critères qui me font aimer une lecture : outre une intrigue prenante et originale et des personnages attachants, il y en a particulièrement un que je place au-dessus des autres : celui qui m’apprend des faits, des choses ou me fait découvrir ce que je ne savais pas.
Les Oubliés de Dieu cochent à peu près toutes les cases, et notamment le dernier. Je ne connaissais pas la tératologie, ou de manière plus commune et moins savante, l’étude des malformations des êtres vivants. Certes, j’avais bien évidemment connaissance de ces images d’hommes et femmes, des siamois par exemple. Mais j’avoue (et j’en ai bien évidemment honte), pour moi, cela s’arrêtait à un phénomène de foire, des freaks shows,… J’ai pu prendre conscience, grâce à cette lecture, que ces malformations humaines peuvent recourir plusieurs aspects et concernent près de 40 millions de personnes à travers le monde. L’Histoire nous a montré l’intérêt humain et inhumain que nos sociétés ont eu pour ces êtres humains différents. S’ils ont alimenté les légendes (La Bête du Gévaudan), décrié par la Religion catholique comme étant des « créatures du Diable », ils ont fait l’objet d’œuvre de charité (La Petite Maison de la Divine Providence à Turin), ou d’extermination par les Nazis (Gnadentod).
Ludovic Julien se sert de ce thème de la tératologie comme sujet central dans ce polar intense et rythmé. On ne s’ennuie pas dans cette lecture tant on est poussé à enchaîner les pages et les chapitres. J’ai trouvé des similitudes avec Jean-Christophe Grangé dans ce « page-turner » : thème original, scènes de crime horribles, flics hors-pairs à la déduction implacable, rythme effréné de l’enquête… Jusqu’au dénouement trop facile où le coupable dévoile tout dans le moindre détail les fait et ses motivations, ce que je déplore plus que tout et qui m’oblige à ne pas mettre une meilleure note.13/02/2026 à 10:42 JohnSteed (764 votes, 7.7/10 de moyenne) 5
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8/10 Un sujet original avec un récit mené tambour battant, un bon,polar efficace et sanglant
05/07/2022 à 11:05 tduvi (405 votes, 7.5/10 de moyenne) 2
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8/10 Ce deuxième roman de Ludovic Lancien est, selon moi, un cran au dessus du premier. L'histoire est originale et l'écriture toujours aussi fluide, ce qui rend la lecture très agréable. De plus, ce roman souffre moins de certaines caricatures qui étaient présentes dans Le singe d'Harlow ce qui rend Les oubliés de Dieu plus abouti.
Un très bon thriller de cet auteur à suivre.12/05/2021 à 19:55 ericdesh (1064 votes, 7.4/10 de moyenne) 3
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8/10 Un tome bien au-dessus de son prédécesseur, avec une thématique originale et intéressante. L'auteur a su corriger les principaux défauts du premier opus, ce qui a rendu un récit fluide et addictif mettant en scène de nouveaux personnages attachants en les reliant de façon intelligente avec le protagoniste du"Singe d'Harlow". Je suis en attente d'un troisième tome avec impatience.
15/02/2021 à 14:35 LeoLabs (338 votes, 7.3/10 de moyenne) 6
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9/10 La tératologie est la science des anomalies de l'organisation anatomique, congénitale et héréditaire, des êtres vivants
L'acromégalie : est un trouble hormonal qui provoque une augmentation anormale de la taille des pieds et des mains et une déformation du visage, y compris à l'âge adulte
Ludovic Lancien nous propose une intrigue dérangeante par son sujet, mais addictive par son style et ses personnages et surprenante par ses retournements de situation. Nous sommes plongés dans l’horreur de la déviance.
Une étrange découverte que ce roman, à la fois malsain, envoûtant, tant la situation est singulière. Un médecin, Richard Mievel, est assassiné mais très vite le lecteur se questionne : victime ou coupable ou encore les deux à la fois ? Il a pêché par ce qu’il a enduré dans sa jeunesse, devenu passionné par le comportement de ses compagnons d’infortune, dont la vie est altérée par des anomalies génétiques. Cependant, après sa disparition, les morts continuent à s’accumuler. Richard a laissé un cahier « Gnadentod », un recueil crypté, bourré références. Aux détours de cette intrigue, nous voici confrontés aux dures réalités des victimes de maladies orphelines, des difficultés de leur prise en charge.
Alors ce médecin, victime expiatoire ? Pour le savoir ou tenter d’approcher la vérité, le capitaine Gabriel, par ailleurs en grande détresse personnelle, va devoir replonger dans ses souvenirs, ses amitiés de jeunesse, qui témoignent d’une certaine perversité par la pratique du « tourisme noir ». Il ne s’agit pas d’une nouvelle destination exotique mais des raffinements morbides dont nous découvrirons les subtilités. Tentant direz-vous ? Je vous laisse la responsabilité de ce jugement !
Au-delà de cette intrigue, il y a une réflexion sur la différence, celle que l’on voit et celle que l’on vit … les limites et les outrances de l’exercice du vivre ensemble. J’ai apprécié ces interrogations subliminales.
L’auteur signe avec ce thriller, plus profond qu’une simple traque, vrai polar d’investigation, un deuxième roman très prometteur. Un très bon moment de lecture, aux confins de l’horreur …
30/11/2020 à 10:00 Dany33 (535 votes, 8/10 de moyenne) 7
