Congés mortels

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  • 8/10 Après Artifices, c’est ici le deuxième roman que je lis de Didier Fossey. (Il aurait dû être publié avant Artifices, ce qui doit expliquer la chronologie et la composition des équipes). Comme dans Artifices, il alterne les intrigues, mêlant le passé (1936-1945) à une enquête presque contemporaine se déroulant en 2006. Rien n’étant gratuit dans le monde du polar, le lecteur se doute que le passé va rattraper le présent mais l’auteur arrive allègrement à le berner jusqu’au dénouement surprenant.
    On y rencontre donc Boris Le Guenn flanqué de seconds (qui auront disparu du paysage en 2013 dans Artifices) et surtout d’Antoine le rigoureux et de Fred la flamboyante. Tout cela parce qu’un fils à papa parisien se fait tuer avec sa copine alors qu’ils séjournent dans la Nièvre. Le décédé, bon journaliste mais un homme pas très sympa en fait ! Vengeance d’un(e) ex, d’un(e) « mis(e) en cause » dans un article ? Le père, fort de son influence va faire que les limiers du 36 (oui en 2006 on ne parle pas encore du Bastion) vont devoir se « coordonner » avec la gendarmerie nivernaise … les cultures après une tentative d’apprivoisement, vont entrer en compétition. La question de l’indépendance de la justice se pose elle aussi clairement.
    Etrangement des meurtres en série contemporains, ressemblent à ceux commis avant la dernière guerre mondiale. A-t-on à faire à un « copy cat » ?
    Le rappel historique est très réaliste, il narre les péripéties des prisonniers de guerre, envoyés en Allemagne pour couvrir le déficit en bras. Cependant nous avons à faire à un vrai méchant, antipathique à souhait, qui ne peut bénéficier d’aucunes circonstances atténuantes.
    La police scientifique sera-t-elle l’avenir de la police d’investigation ? Vous le saurez en lisant ces presque 300 pages avec le même plaisir que moi.

    02/12/2019 à 17:19 Dany33 (446 votes, 7.9/10 de moyenne) 1