Le Prieure de Crest

4 votes

  • 5/10 Le prieuré de Crest n'est ni excellent ni mauvais, il est simplement bon.

    Si l'intrigue et l'enquête sont assez banales et ne présentent pas de grande surprise, le grand intérêt du roman réside dans les personnages. Que ce soit du côté des gendarmes ou bien des sujets de l'enquête, ils sont variés, complexes, attachants ou haïssables, drôles ou sérieux.Leur variété constitue une des grandes forces de ce livre.

    Ce roman est tout de même une belle découverte dans les relations des gendarmes, entre ceux de la campagne proche des habitants et ceux des villes appelés en renfort sur les enquêtes complexes rompus aux dernières techniques d'enquête.

    Sans être un roman psychologique, la solution se trouve de ce côté. Car le sujet du livre tourne autour du fait que des femmes victimes des hommes désirent ne vivre qu'entre elles, sorte d'amazones modernes. Sans doute que l'origine de ce livre se trouve dans la déferlante MeToo et BalanceTonPorc qui a envahi le monde médiathèque quelques moins précédents la sortie de ce livre.

    Un roman policier agréable, petite parenthèse de fraîcheur entre deux romans plus noirs.

    12/08/2019 à 21:03 QuoiLire (208 votes, 6.6/10 de moyenne) 2

  • 6/10 Je retrouve les mêmes défauts et les mêmes qualités que dans "Ils étaient cinq" : un scénario captivant et solide mais un roman trop court et rapide avec des personnages secondaires inexistants et des enquêteurs un peu fades dont la vie privée est à peine ébauchée. Et puis, ce Prieuré de Crest aurait mérité d'être plus mis en avant. Il passe un peu à la trappe alors que son bâtiment et ses occupantes auraient pu nourrir l'intrigue et rendre l'atmosphère plus immersive.
    Dommage car les bonnes idées sont bien présentes et cette histoire de vengeance féminine, des plus originales.

    29/07/2019 à 11:25 Ironheart (552 votes, 7.5/10 de moyenne) 3

  • 8/10 Une ambiance glauque et beaucoup d’ambigüité tout au long de ce roman. Ce n’est pas le premier que je lis de cette auteure et ce qui est frappant c’est le changement d’ambiance et le renouvellement des approches à chaque nouvelle aventure. Tous les personnages, masculins comme féminins, méritent notre intérêt. Le clin d’œil à ses collègues auteur(e)s est aussi bienvenu.
    Une enquête menée par une équipe de gendarmes aguerrie à laquelle un débutant, Perceval Benoit, tente de se joindre, de se faire admettre, de faire ses preuves pour rejoindre « les experts ». L’artifice du petit jeune à qui il faut presque tout expliquer, permet à l’auteur de documenter au maximum ses hypothèses. Dans des paysages bucoliques et loin des cités, Sandrine Destombes nous pose la question : est-ce les femmes sont destinées à subir ou doivent-elles organiser la riposte face aux hommes-prédateurs ?
    Ce questionnement m’a rappelé Les ravagé(e)s de Louise Mey, autre plaidoyer féministe.
    L’auteur prend son temps pour installer le lecteur dans son inconfort et c’est bien à la toute fin que la lumière se fera, même si l’on peut dire la fin de la toute fin pour Perceval !

    21/05/2019 à 18:10 Dany33 (470 votes, 7.9/10 de moyenne) 5

  • 8/10 Une fois de plus, l'auteur nous donne à lire une histoire efficace. J'ai trouvé les protagonistes attachants, et j'ai trouvé intéressante les méthodes d'interrogatoire proposées par Vernet, le spécialiste dans les sciences du comportement.
    J'espère retrouver ce groupe d'enquêteurs dans un prochain roman!

    28/04/2019 à 09:09 calimero13 (675 votes, 7.4/10 de moyenne) 3