L'Outsider

(The Outsider)

7 votes

  • 8/10 Un "Spin-off" de la trilogie "M. Mercedes" passionnant de la première à la dernière page avec cependant un très léger coup de mou sur le dernier quart de l'histoire. Le côté polar est magistral avec une enquête qui a stimulé grandement ma curiosité. La part fantastique lors de sa résolution m'a un peu moins plu. Quel plaisir cependant d'avoir retrouvé ce personnage si attachant qu'est Holly!

    17/05/2019 à 21:10 LeoLabs (102 votes, 7.6/10 de moyenne) 4

  • 9/10 Un réel plaisir que de retrouver Holly Gibney, héroïne de la trilogie Mr Mercedes , dans cette enquête policière qui porte forcément la marque du Maître et qui s'avère être dans la lignée de ses meilleurs écrits fantastiques. Un beau portrait de l'Amérique, en prime, avec une critique assez virulente de son actuel président...

    06/04/2019 à 13:59 pgrosjean (1066 votes, 7.8/10 de moyenne) 5

  • 8/10 King sait créer la nostalgie avec intelligence. Sans pour autant être une série, le plaisir de renouer avec certains des personnages de ses derniers romans de la trilogie Mercedes créé la familiarité. Nul besoin de les avoir lus mais cela créé le besoin ou la curiosité.

    24/03/2019 à 09:09 PoisonIvy (289 votes, 7.6/10 de moyenne) 3

  • 8/10 Très bon thriller qui nous tient du début à la fin … Très agréable à lire.

    23/03/2019 à 18:38 Luzlïa (145 votes, 7.7/10 de moyenne) 2

  • 8/10 Le prix de Meilleur Thriller & Mystère aux GoodReads Choice Awards est amplement mérité par L'outsider.Pour une fois Stephen King nous livre un vrai roman policier, dans lequel l'enquête semble rapidement bouclé, le meurtrier arrêté et les preuves accablantes. Mais le génie de l'auteur est de faire basculer cette certitude dans l'incertitude complète en amenant les preuves de l'innocence complète du suspect. Comment cela est-il possible ? Qui est le vrai meurtrier ? Telles sont les questions  auxquelles les quelques 500 pages suivantes vont tenter de répondre et qui vont rendre fou le lecteur."Chassez le naturel, il revient au galop", aussi avec un auteur qui a pour renommée d'être le maître de l'horreur, que le fantastique va rapidement reprendre les rênes du récit, mais de manière légère, sans grand tralala. Il faudra donc trouver la réponse aux deux questions précédentes de ce côté.Mais, tout comme dans la série de Bill Hodges, la force du livre réside dans la description acerbe de la société américaine, de la morale religieuse, des violences familiales, de l'intolérance, du racisme, du culte de la consommation, de la puissance des média. Dans L'outsider, cet aspect prend une nouvelle dimension : cette critique est à la fois plus poussée, mais avant tout plus subtile, dosée comme pour la composante fantastique.L'outsider est en quelque sorte le roman de la renaissance de Stephen King que nous attendions depuis son accident de moto, où le maître de l'horreur renaît de ses cendres et se transforme en écrivain policier-fantastique averti.

    11/03/2019 à 22:23 QuoiLire (180 votes, 6.7/10 de moyenne) 4

  • 7/10 Il est l'un des rares auteurs encore aujourd'hui à pouvoir provoquer chez moi la même réaction que celle qu'ont les enfants, la veille de Noël...
    L'envie de croire, comme celle que l'un de ses personnages principaux tente d'inculquer à un autre, la volonté d'abolir la frontière entre le réel et le fantasmagorique, l'extraordinaire...
    Celle qui vous fait tourner les pages de ses livres, et d'autres aussi, lui, qui, le premier, a déclenché ce phénomène aussi grisant qu'irrépressible, qui rend la fiction maîtresse du temps et de nos émotions...
    La façon unique qu'a Stephen King de vous faire chavirer, et vos certitudes avec, sans que vous ne vous en rendiez compte, cette déchirure pratiquée dans la trame de la réalité, qui, chez certains, ressemblent à un rapiéçage laborieux, lui sait, mieux que quiconque, la provoquer, et l'entretenir...
    Ici encore, les peurs les plus primitives ( de l'obscurité, du croque-mitaine, de l'inconnu) conservent leur acuité et leur mordant, sous une plume qui craque le vernis recouvrant les couches d'une certaine normalité...
    Un récit policier qui bifurque vers l'horreur, sans avoir l'air d'y toucher, tout en ayant le souci de rendre hommage aux glorieux anciens...
    Alors, oui, parfois, au fil des pages, et il le reconnaît lui-même, il use et abuse de ce pouvoir logorrhéique, et ce dernier opus n'échappe pas à la règle...
    Mais s'acquitter d'un roman de ce calibre, son énième, en faisant preuve une fois encore d'une telle maîtrise, et d'un tel engouement, témoigne d'une considération jamais démentie vis à vis de ses lecteurs, et d'un talent intact...

    05/02/2019 à 17:02 jackbauer (502 votes, 7.1/10 de moyenne) 8

  • 8/10 « Je crois qu'il y a dans ma tête des dizaines de pensées alignées en file indienne derrière chaque pensée consciente. »

    Voici une belle phrase prononcée par un des personnage du livre. J'aime bien extirper ce genre de propos d'un livre qui me permet d'évoquer divers processus d'écriture et de lecture.

    Ici, cette phrase synthétise parfaitement bien les pensées de l'auteur, de son personnage et aussi celles de son lecteur. Une belle mise en abime qui permet de jouer avec cette notion d'idées que l'on assimile, que notre cerveau traite puis classifie à sa manière et que notre inconscient va se mettre à faire mijoter. Et pour nous faire mijoter, Stephen King sait y faire.

    100 premières pages où l'on se dit que l'intrigue a du mal à s'emballer.
    100 pages de plus pour se prendre une grosse claque dans la tête.
    130 pages encore, et l'Outsider prend son sens.

    L'équation de départ est simple : un meurtre atroce, des preuves irréfutables qui désignent un coupable, l'empathique Terry Maitland. Et ce dernier présente un alibi lui aussi irréfutable.

    Pas la première fois que Stephen King met en scène une équation de ce genre. J'ai immédiatement pensé à la Ligne Verte et à John Caffey, accusé d'un double meurtre dont on sait très vite en tant que lecteur qu'il n'a pas pu le commettre.

    Ralph Anderson, l'enquêteur qui se penche sur cette affaire en incarnant les doutes, la colère et les certitudes des lecteurs.

    « Je crois qu'il y a dans ma tête des dizaines de pensées alignées en file indienne derrière chaque pensée consciente. »

    Ces pensées alignées, Stephen King les incarne dans ses pages en nous plongeant dans le processus de réflexion de son enquêteur. Elles prennent également la forme d'un puzzle, comme le suggère un des personnages. De multiples narrateurs prennent successivement les rênes de l'intrigue pour amener une pièce manquante l'une après l'autre.

    En se rassemblant, ils découvrent l'ampleur du mystère auquel ils sont confrontés. Une structure narrative classique mais entre les mains de Stephen King, celle-ci fait des merveilles.
    Le Ka est mentionné une fois dans le livre, et c'est seulement à ce moment là que j'ai compris que ce groupe de personnes qui part en chasse de cet Outsider forme en fait un autre Ka-tet (que celui formé dans la saga de la Tour Sombre).

    Dans l'Outsider, on y retrouve Holly Gibney, un personnage qui a fait son apparition dans la trilogie Bill Hodges regroupant Mr Mercedes, Carnets Noirs, et Fin de ronde. J'ai pensé au personnage d'Elsbeth Tascioni dans The Good Wife incarné par Carrie Preston.

    Je n'ai pas lu cette dernière trilogie, alors qu'elle est dans ma bibliothèque depuis un bail. Je vais m'y mettre dans les semaines qui viennent.

    Je reste sceptique sur la manière dont Stephen King conclut la partie "judiciaire" de son histoire mais pour le reste, c'est toujours un régal.

    L'Outsider de Stephen King est traduit par Jean Esch pour les éditions Albin Michel.

    Frédéric Fontès, www.4decouv.com

    30/01/2019 à 22:38 Fredo (960 votes, 7.9/10 de moyenne) 6