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8/10 « Ce n’est pas moi qui l’ai tué. Je n’ai pas d’alibi. Vous allez devoir me croire sur parole ». En lisant ces quelques phrases posées à même la couverture de ce livre, on pourrait penser être tombé sur un polar dont le sujet est une enquête où le personnage principal va devoir chercher à prouver seul son innocence pour un crime qu’il n’a pas commis. D’ailleurs le début de ce livre le laisse penser. Tanya Dubois trouve son mari mort au bas de l’escalier. Après avoir vainement tenté de le réanimer, elle décide de quitter le domicile, la seule solution pour elle.
Si cela interroge le lecteur, quelques lignes plus loin, on découvre qu’elle appelle un certain M. Oliver qui lui fournit nouvelles carte bleue et carte de sécurité sociale avec une nouvelle identité. On comprend que cette jeune fille n’est pas à son coup d’essai et qu’elle est coutumière des changements d’identité. Devenue Amelia Keen, elle tente dans une autre ville de se construire une nouvelle vie.
Ainsi, tout le long du roman, on suit cette jeune fille, ces changements d’identité, ces « elles », rendus nécessaires dès qu’elle sent qu’elle est traquée. On comprend qu’elle ne veut pas qu’on retrouve sa trace. Lisa Lutz distille au compte-goutte quelques indices sur son passé, via quelques échanges de vieux courriels adressés entre deux personnages inconnus, Jo et Ryan.
Un roman captivant, mené tambour battant, oppressant jusqu’aux 100 dernières pages, où l’on comprend mieux cette intrigue. J’ai regretté quelques longueurs, me suis interrogé pourquoi, à un moment quelconque, cette jeune fille dit qu’il est temps de revenir, sans explication ou circonstance particulière. J’ai même imaginé une fin différente, moins glamour, où elle serait arrêtée pour meurtre. Mais ne boudons pas le plaisir de cette lecture de Elles qui mérite le détour.25/03/2026 à 15:24 JohnSteed (785 votes, 7.7/10 de moyenne) 1
