Ma ZAD

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  • 5/10 Vraie ZAD mais faux Poulpe

    Dans Ma ZAD, Jean-Bernard Pouy est fidèle à lui-même. Il nous propose une nouvelle fois un roman noir aux relents anarchistes. Bien qu'écrit en pleine période des manifestations contre l'Aéroport des Landes, il n'en est pas question ici malgré de fortes similitudes, une petite allusion y sera tout de même faite.

    Ici, Camille, quadra du genre adolescent attardé, défend la maison héritée de ses parents. On sent que derrière ce combat se cache une volonté d'exister, une volonté de montrer qu'il existe, d'avoir un point d’accroche, d'avoir son monde. Mais c'est surtout au travers de la séparation, des rencontres provoquées par cette aventure et des voyages qu'il va se révéler à la vie.

    Symbole de cette évolution, Jean-Bernard Pouy adopte deux styles littéraires bien opposés : un soutenu mais limpide, et un autre plus brut avec des mots fleuris. Si l'on bute parfois sur certaines expressions, ce n'est que pour mieux en profiter de l'aspect humoristique.

    Dans ce roman, j'ai retrouvé de fortes similitudes avec la série du Poulpe, non seulement dans le sujet de la défense des droits des hommes, de leur droit d'exister face aux multinationales et aux politiques véreux, de vivre avec leurs maigres moyens mais qu'il transforme en richesse intérieur; mais également dans le rythme et la verve de la plume de l'auteur. Serait-ce un hommage de l'auteur à ce héro céphalopode qui a coulé avec la maison d'édition Baleine?

    04/02/2019 à 20:25 QuoiLire (162 votes, 6.7/10 de moyenne) 3

  • 8/10 Quel bonheur de retrouver Jean-Bernard Pouy dans une telle forme ! Le style virevolte, crochète volontiers par quelques blagues tellement pourries qu’elles font immanquablement rire, pique les autorités sans donner de signe de lassitude… quoique, si, les héros sont fatigués. Ça épuise, de conspuer les abuseurs de pouvoir et autres profiteurs des guéguerres économiques. On sent bien, à la mélancolie qui sourd parfois des réflexions de Camille, que l’engagement citoyen se teinte de désenchantement. Le moyen de faire autrement, vu le monde dans lequel on vit ?
    Quoi qu’il en soit, on se marre beaucoup en lisant Ma ZAD, on ne s’ennuie pas une seconde, on accompagne une brochette réjouissante de personnages pétillants, et on se prend à croire, l’espace de quelques pages, qu’on peut parfois renverser les empêcheurs de rêver en rond.

    25/11/2018 à 19:18 Dodger (444 votes, 7.7/10 de moyenne) 6

  • 7/10 Révolté en tous genres ou activiste de tous poils, suis donc l’itinéraire de l’enfant de pays que décrit Jean-Bernard Pouy. Tu y trouveras un frère de combat qui donne du (son) corps à ce roman et en qui tu pourras t’identifier si tant est qu’il te séduise.

    05/08/2018 à 11:07 PoisonIvy (281 votes, 7.6/10 de moyenne) 4

  • 7/10 J'ai bien aimé parce que j'aime bien Pouy. L'histoire est pas mal mais sans plus. Le personnage central est intéressant mais prend trop de place par rapport à l'intrigue.

    25/02/2018 à 22:03 Grolandrouge (490 votes, 6.6/10 de moyenne) 4

  • 7/10 Ma ZAD, c'est un petit plaisir de lecture de quelque deux cents pages. Une tragédie noire truculente mêlant poésie et actualité, drame et humour, humanité et cynisme, dans un dosage que Jean-Bernard Pouy maîtrise à la perfection.

    02/02/2018 à 21:35 Hoel (786 votes, 7.7/10 de moyenne) 5

  • 7/10 Lieu et contexte du récit sont dans une ZAD…La ZAD, un lieu communautaire, d’échanges et d’affrontements drainant une population hétéroclite reste, de la même, l’épicentre d’un discours politique marqué. Fusions et antagonismes coexistent. Camille, la figure centrale du roman, se retrouve dans une période d’existence où les éléments contraires se mutualisent à son encontre. Professionnelle, personnelle, philosophique, sa destinée est plongée dans des incertitudes menaçantes et ses roubignoles auront tout de même voix au chapitre. (…!)

    11/01/2018 à 10:54 chouchou (510 votes, 7.6/10 de moyenne) 5