Les Chiens de Détroit

8 votes

  • 6/10 Sentiment assez ambigu. Une histoire accrochante même si on a une impression de déjà vu.
    L’écriture est travaillée mais elle se perd parfois dans des images ou des métaphores déroutantes. Des descriptions arrivent dans un texte, dont je ne comprends pas toujours la valeur et l’intérêt,« Sa chevelure rousse ondoya comme les flammes d’un brasier incertain. » (Chapitre 36)
    Ca me rappelle juste les propos d’un auteur sur son premier roman, je voulais faire du Balzac avec des envolées, qui ne voulaient rien dire.

    08/11/2018 à 21:59 xavier (851 votes, 7.8/10 de moyenne) 5

  • 6/10 Un bon moment, une ambiance sombre bien rendue, du suspense, une écriture accrocheuse...cependant deux semaines après la lecture, je l'avais déjà oublié.

    18/05/2018 à 11:46 zonedead (333 votes, 7.4/10 de moyenne) 3

  • 8/10 Enfant, on a toujours eu droit à des histoires qui nous ont fait peur. Certaines nous ont hantées plus longtemps que d’autres. Et si l’une d’elles prenait vie ? Et si on se retrouvait en train de vivre l’une de ces histoires cauchemardesques ? C’est justement ce que Jérôme Loubry nous fait vivre avec son premier roman « Les Chiens De Détroit »…

    L’histoire se déroule à Détroit. La ville qui fut jadis la gloire des Etats Unis n’est plus qu’un cimetière hanté par les cris des enfants dont les corps ont été retrouvé sans vie. Le meurtrier court toujours et ne laisse aucune trace derrière lui sauf un seul indice : Il est grand !
    Il est alors surnommé par la presse « le géant des brumes », croquemitaine issu d’une légende qui raconte qu’une fois un enfant s’éloigne loin de chez lui, le géant des brumes l’enlèvera… S’agit-il d’une simple coïncidence ? Ou le meurtrier est vraiment influencé par cette histoire ? C’est ce que l’inspecteur Stan Mitchell est chargé d’élucider.

    Vous allez sûrement penser que c’est loin d’être un nouvel horizon, que l’idée n’est pas originale. Plusieurs écrivains s’inspirent des vieilles histoires, des légendes pour en créer d’autres à leur façon. Et c’est ce que l’auteur a fait. Mais il a également donné à son histoire ce petit quelque chose qui la différencie des autres et la rend plus réelle… terriblement réelle. L’auteur décrit la tristesse du village autrefois fleuron si bien qu’on se croirait y être, jusqu’à ressentir, à travers ses mots, la douleur et la peur de ses habitants ce qui amplifie encore plus le sentiment de désolation et d’abandon. J’ai été bluffé par sa capacité à donner « vie » aux protagonistes. Il ne les a pas mis à l’écart pour ne se concentrer que sur l’histoire principale, il leur a donné à chacun son passé, son caractère, son charme et ses nombreux défauts. Ils sont fouillés au cours des chapitres de sorte qu’on découvre que chacun referme en lui une histoire assez sombre qu’il tente de fuir.

    Passons au style d’écriture de l’auteur : Avec son premier roman, Jérôme Loubry a réussi un coup de maître. Il nous fait vivre, à travers ses pages, dans une ambiance glauque et terriblement réaliste tout en nous accrochant grâce à sa plume fluide et addictive. C’est ce qui rend ce thriller aussi bouleversant qu’agréable à lire.

    Je le redis : Pour un premier roman, c’est une réussite ! Je vous le recommande vivement.

    Un auteur à suivre !

    07/03/2018 à 18:42 Med.SoB (42 votes, 7.4/10 de moyenne) 5

  • 7/10 « Les chiens de Détroit » est un thriller réussi et, oserais-je dire, presque abouti pour un premier roman. L’auteur a le mérite d’avoir choisi un genre presque trop souvent utilisé et de pouvoir garder la tête haute au vu du résultat qui, dans certains cas, peut très vite tourner au roman de gare gavé de lieux communs. Sa plume est légère et semble prometteuse. Pour toutes ces raisons, il mérite une attention particulière et comblera tout amateur de bon thriller.

    21/01/2018 à 10:30 PoisonIvy (264 votes, 7.7/10 de moyenne) 5

  • 7/10 Une découverte intéressante. J'ai beaucoup aimé la plongée dans la ville de Détroit, hélas, ravagée par les conséquences du scandale des subprimes...
    L'histoire est intéressante et je n'ai commencé à me douter de la fin que tardivement et de façon incomplète. Auteur à suivre.

    17/12/2017 à 18:31 calimero13 (536 votes, 7.4/10 de moyenne) 3

  • 7/10 À la lecture de ce roman, je ne peux m'empêcher de tracer un parallèle avec celui de Vincent Hauuy, Le Tricycle Rouge... Deux auteurs français qui, pour leur premier roman, viennent défier les auteurs anglo-saxons sur leur propre territoire, leur empruntant décors, codes et personnages...
    Un emprunt nullement sans intérêt, mais indéniablement à risques, car il assure une comparaison inévitable avec ceux ayant déjà sévi...
    Ici, l'exercice ne m'a pas donné entière satisfaction, du fait de personnages proches de la caricature et d'une intrigue indolente...
    Mais rendons grâce à Jérôme Loubry d'avoir su faire de la ville de Detroit un acteur à part entière ; c'est elle qui focalise complètement l'attention du lecteur...
    Le véritable croque-mitaine du bouquin, c'est elle...

    10/12/2017 à 14:29 jackbauer (440 votes, 7.1/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Jérôme Loubry a réussi à imprimer sa patte dès ce premier roman. Les chiens de Détroit est un thriller qui mérite toute l’attention d’un lectorat avide de ce genre de romans et qui apprécie qu’un auteur arrive à puiser sa singularité dans des thèmes pourtant souvent traités.

    13/10/2017 à 06:30 Gruz (299 votes, 7.8/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Jérôme Loubry, le plus américain des auteurs français, Les Chiens de Detroit, le plus français des romans américains ! Rarement un auteur étranger (ici le français Jérôme Loubry) se sera aussi bien approprié une ville, un décor et une noirceur. Autant d'ingrédients qui font l'essence des romans noirs américains tels qu'on les connait.
    Un autre auteur qui me vient à l'esprit et qui a aussi cette faculté de raconter avec talent des histoires se déroulant ailleurs que sur ses terres natales, c'est l'anglais RJ Ellory (comme Ian Manook ou Olivier Truc du côté des français).
    Et ce n'est certainement pas un hasard si un autre un point commun avec RJ Ellory apparait rapidement en tournant les pages du livre : Seul le silence.
    Outre le fait que ces trois mots apparaissent à deux reprises dans Les Chiens de Detroit, Jérome Loubry y évoque lui aussi ces ombres de l'enfance sanglées aux silhouettes de leurs avatars adultes. Comme autant de fantômes qui hantent chacun de leurs pas. L'auteur parvient à transmettre ce trouble au lecteur, de la première page et bien longtemps après avoir tourné la dernière.
    Désespérés et mélancoliques, les personnages de Jérôme Loubry sont certes condamnés à vivre un enfer mais aussi déterminés à briser la malédiction qui a jeté le trouble sur leurs destinés.
    Un premier roman dont je conseille vivement la lecture et un auteur évidemment à suivre !

    10/10/2017 à 20:50 Fredo (939 votes, 7.9/10 de moyenne) 11