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9/10 Le 10 avril 1815 naquit à Plymouth, dans l’état du Massachusetts, Tom Hawkins. Ce petit garçon silencieux qui, quand il ouvrait la bouche avec parcimonie, explorait l’âme des gens, va devenir un tueur d’hommes. Dans cette Amérique dont les frontières ne sont pas encore arrêtées, c’est la loi du plus fort qui règne. Si Tom Hawkins est parti à l’Ouest, ce n’est pas tant pour son esprit aventurier, ni en tant que chasseur de territoires. S’il est parti de chez lui, c’est qu’il a tué son père, et qu’il a dû fuir et loin.
Son périple lui permettra de retrouve Pigsmeat (son véritable nom est pire que ce surnom), son voisin avec qui il bâtira sa réputation, dont les meurtres trouvent leur origine dans les maux de tête dont il souffre atrocement.
Ensemble, ils croiseront le chemin de Flora. Cette métisse est devenue la propriété de Boss, dont il donnera un semblant d’éducation, et qu’il enfermera dans une chambre pour son usage privé et exclusif. Esclave sexuelle, elle deviendra la prostituée qui va pouvoir trouver sa liberté.
Les Marches de l’Amérique est un livre qui se déguste. Lance Weller raconte cette Marche de l’Amérique vers sa construction, faite au prix du sang, de la poussière et par des personnes aussi désœuvrées que sauvages. C’est l’histoire de Tom Hawkins et de Flora.
Exit les dialogues à foison, et les phrases courtes et à la lecture rapide : la prose de l’écrivain américain est contemplative, descriptive, et très poétique. Chaque personnage a une histoire propre, dont le périple est composé d’épisodes aussi savoureux qu’effrayants. Une Conquête de l’Ouest vue à travers des âmes aussi torturés que belles. Encore une fois, un très beau livre de Lance Weller.29/12/2025 à 14:08 JohnSteed (753 votes, 7.7/10 de moyenne) 2
