Les Bottes suédoises

(Svenska gummistövlar)

4 votes

  • 8/10 Un an après avoir fini le lumineux Les Chaussures italiennes, je fus heureux de retrouver le taciturne Fredrik Welin dans ce qui est, hélas, le dernier roman d'Henning Mankell. L'ancien médecin vit toujours sur son île. Une nuit, il parvient à s'extirper de la maison familiale en feu. Il n'en restera que des ruines. Incendie criminel ? Ou bien le vieil homme a-t-il mis lui-même le feu, ce que croient de plus en plus de personnes ?
    On retrouve certains personnages dont Jansson, le facteur de l'archipel ou encore Louise, la fille de Fredrik. Les aventures de Welin nous emmèneront jusqu'à Paris, entre souvenirs et soucis bien réels, et l'on verra Mankell évoquer à nouveau des thèmes qui lui sont chers, tel celui qu'il avait longuement abordé dans le premier Wallander, Meurtriers sans visage, un peu comme si l'immense auteur suédois "bouclait la boucle". J'ai d'ailleurs vu pas mal de clins d'oeil à ses anciens titres (par exemple le passé de la famille de la journaliste Lisa Modin, personnage très intéressant par ailleurs). Au-delà des péripéties que va connaître Fredrik Welin, ce sont toutes les réflexions sur le temps qui passe, les souvenirs qui ressurgissent au crépuscule d'une vie. C'est magnifique, très touchant.
    Je ne le redirai jamais assez mais Henning Mankell est un auteur qui a profondément marqué ma vie de lecteur et je me réjouis à l'idée qu'il me reste encore quelques titres de lui à découvrir, et plein de pépites à relire.

    11/02/2026 à 11:00 LeJugeW (1896 votes, 7.3/10 de moyenne) 4

  • 9/10 C’est avec un plaisir non feint que j’ai lu la suite de Les chaussures italiennes. Ces bottes suédoises m’a permis de retrouver Frederik Welin, ce chirurgien de 70 ans isolé dans son île et ses comparses, sa fille et son ami Jansson, l’hypocondriaque facteur désormais en retraite.

    C’est avec un pincement au cœur que j’ai refermé le livre, sachant que je ne retrouverai plus jamais ce vieux sage et sa vision mélancolique de la vie, du temps qui passe, des priorités qu’il faut accorder et des rêves qu’il faut vivre.
    Pas la peine de m’étendre sur l’histoire mais l’incendie criminelle de la maison de Frederik sert de fil conducteur au roman. Frederik s’interroge sur sa vie, celle des quelques habitants, toujours moins nombreux, qui ont décidé de vivre ici, de son passé familial, de la mort qui guette et de l’évolution de la société suédoise (un thème récurrent et cher à l’auteur).

    A l’instar des Chaussures italiennes, la suite est un roman mélancolique empreint d’affection, d’humanité et de philosophie mankellienne. Mankell est un grand écrivain, faut-il encore le rappeler ?

    31/03/2022 à 18:54 JohnSteed (768 votes, 7.8/10 de moyenne) 7

  • 9/10 Excellente lecture pour ma part de la suite du récit des péripéties de Fredrik Welin. Moins exotique que son prédécesseur, on voit un autre aspect et d'autres préoccupations pour notre solitaire sur son ile. Il s'interroge sur d'autres sujets, notamment la solitude, la mort et s'ouvre un peu aux autres. Il apprend également à découvrir sa vie qu'il n'a pas élevé et va de surprise en surprise. En excellent moment et merci encore Mr Mankell.

    08/01/2021 à 15:13 bidibule (261 votes, 7.9/10 de moyenne) 6

  • 9/10 C'est avec un grand plaisir et une profonde tristesse que j'ai retrouvé Fredrik Welin sachant bien que ce serait la dernière fois.
    J'ai aimé suivre ce personnage, quelque peu bourru mais au grand coeur, vivant seul sur son îlot perdu dans les mers suédoises.
    La mort, l'espoir, l'amour, la peur et bien d'autres sentiments encore nous emportent tout au long de ce roman qui a également son côté polar...
    Merci Monsieur Mankell.

    07/09/2017 à 13:51 TaiGooBe (189 votes, 7.6/10 de moyenne) 10