On se souvient du nom des assassins

5 votes

  • 8/10 Solide thriller historique qui trouve facilement sa place dans le haut du panier des titres du même genre et qui se tire bien la bourre avec son "cousin" L'effet Domino de François Baranger.
    L'énigme est bonne,bourrée de références et richement ancrée dans le Paris de l'époque.
    Une réussite

    01/05/2018 à 15:28 Fab (459 votes, 7.9/10 de moyenne) 8

  • 8/10 Plutôt que du nom des assassins, c'est de celui des défricheurs du thriller contemporain que Dominique Maisons nous enjoint de nous souvenir, par l'intermédiaire de ce remarquable roman...
    Leroux, Conan Doyle, Leblanc, Souvestre et Allain, autant de références, directes ou indirectes, glissées ici et là par l'auteur, au fil d'un récit qui ressuscite le Paris d'époque: le politique, l'artistique, l'aéronautique, l'urbain, l'insolite, tout concourt à une immersion totale et complète du lecteur...
    Qui peut s'interroger, pour partie, sur le pouvoir de fascination que peut exercer sur le public l'action criminelle, un romantisme canaille pour tout ce qui a trait au fait divers, et établir le parallèle avec notre époque, où l'on se délecte du goût du sang(sationnel), un temps où l'on se souvient du nom des assassins...

    22/03/2017 à 23:10 jackbauer (534 votes, 7.1/10 de moyenne) 7

  • 7/10 J'ai aimé. Déjà le style, crédible et raffiné, on est clairement plongé dans cette ambiance du vieux Paris. La retranscription est tout à fait convaincante, que ce soit le décorum ou le langage (avec toute la préciosité qui va bien). L'intrigue ensuite. Bon, le sujet bien que pas novateur est solide et le suspense est présent, et constant. Pas de grande révélation au final, mais je ne m'en plains pas car je préfère toujours une intrigue linéaire et solide à une enquête à multiple rebondissements avec un twist final (la grande mode) au détriment parfois de la cohérence. C'est plutôt bien construit. Le dosage action et réflexion est plutôt bien équilibrée et le dénouement - un poil bavard et longuet - j'avoue, m'a surtout plu pour ce qu'il met en lumière, la médiocrité de l'âme humaine.

    01/03/2017 à 00:44 schamak (54 votes, 6.2/10 de moyenne) 4

  • 9/10 Ce que j'ai beaucoup apprécié avec On se souvient du nom des assassins, c'est que pour un coup d'essai dans un univers qu'il aborde pour la première fois, Dominique Maisons maitrise son sujet de bout en bout.
    Il va bien au-delà de ce qui n'aurait pu être qu'un simple hommage à Maurice Leblanc et Gaston Leroux. Il construit un univers dans lequel son lecteur est parfaitement à l'aise et en caractérisant des personnages de manière à leur donner l'épaisseur qu'ils méritent. L'auteur intègre aussi des repères qui ont déjà fait leurs preuves dans Le Festin des fauves.
    On se souvient du nom des assassins marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur.
    Cette manière de débouler dans les étagères de libraires, avec un troisième et quatrième roman aussi efficaces et habiles, me fait penser à la maestria de Ian Manook, qui depuis la première apparition de son Yeruldelgger, dévore tout sur son passage. Je souhaite à Dominique Maisons le même succès.
    C'est jouissif, palpitant, sans temps morts et après avoir tourné la dernière page, on en redemande encore. Un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire 2016.

    13/10/2016 à 14:40 Fredo (964 votes, 7.9/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Ce roman est en tous points exceptionnel. Par son histoire, par son contexte, par son écriture, par ses personnages. Un roman profondément ambitieux. Un roman réellement ludique.

    13/10/2016 à 05:52 Gruz (299 votes, 7.8/10 de moyenne) 5