Les Ravagé(e)s

2 votes

  • 4/10 Le roman commence bien , la lecture étant plutôt agréable sur une centaine de pages grâce à l'écriture fluide de l'auteur mais aussi de par l'originalité du sujet. Malheureusement, très rapidement, l'enquête s'embourbe et le manque de rythme rend le roman ennuyeux. En effet, Louise Mey se focalise beaucoup trop sur la vie de son héroïne Alex sans que cela ne présente de réel intérêt et que cela n'apporte de plus-value au roman. Il en va de même avec certains événements qui n'apportent rien à l'enquête : l'immersion d'un journaliste et son équipe dans la brigade, certains personnages odieux (le préfet, le légiste), l'amitié d'Alex avec une avocate ... Certes, cela permet de noircir quelques pages (beaucoup trop d'ailleurs) mais cela ne fait pas avancer une enquête qui piétine. Je me suis donc forcé à terminer ce roman laborieux afin d'en connaître l'épilogue. Hélas, la fin est sans surprise et est très insuffisamment développée. Une grosse déception pour moi et le sentiment d'un sujet intéressant gâché par le traitement de son auteure.

    02/12/2017 à 15:45 ericdesh (637 votes, 7.5/10 de moyenne) 3

  • 6/10 Imaginez un moment que les victimes de viols et d’actes de barbarie soient les hommes … Imaginez maintenant que ceux-ci craignent de rentrer tard le soir … Les rapports sociaux hommes-femmes s’inversent même dans les entreprises et la police en est une. Par ailleurs, ces deux jeunes femmes qui viennent porter plainte pour harcèlement sexuel dans l’entreprise sont rattrapées par la disparition d’une loi et un vide juridique qui en découle les spolie d’une poursuite bien légitime.
    Le prologue est volontairement ambigu et nous en découvrons le contexte assez tôt dans le courant du roman nous plonge dans le vif du sujet : les violences et actes de barbarie sexuelles !
    Le fond de l’intrigue est prenant, la vision du féminisme y est renouvelée. Une enquête documentée (les chiffres effrayants cités sont bien réels) dans une police malheureusement imaginée par l’auteure, qui nous dit en préambule la part de fiction qu’elle y a mise dans l’organisation. Cependant pas mal de clichés : la mère célibataire, alcoolique et enquêtrice, le rôle du Préfet, les soirées au bar du coin, le légiste complètement barré … il n’en demeure pas moins quelques personnages attachants pour ce premier roman prometteur.

    02/05/2016 à 11:50 Dany33 (470 votes, 7.9/10 de moyenne) 4