Phobies

(If I Should Die)

  1. Au cœur de la phobie

    Theodore Macklin perd l’équilibre alors qu’il arpentait un pont et se tue. Il était suivi par le docteur Maggie Lyons, spécialiste des phobies. Pendant ce temps, la mort de Macklin n’arrange en rien les affaires du détective privé Sam Bannister qui était à sa poursuite pour meurtre. Lyons et Bannister vont devoir associer leurs talents quand d’autres patients de la clinicienne, tous sujets à des phobies diverses, vont succomber…

    Judith Kelman a écrit avec Phobies un livre à l’intrigue originale et assez accrocheuse. Les personnages sont intéressants, le récit bien mené, et la plume de l’écrivaine agréable à lire, mêlant habilement la psychologie des différents protagonistes et des traits d’humour ravageur. Par ailleurs, les rebondissements quant à l’identité de l’assassin assurent au lecteur un bon moment de suspense.
    Cependant, malgré toutes ces qualités, ce roman ne marquera pas de façon durable les esprits, notamment en raison d’une sous-exploitation de son thème – les peurs primitives –, de quelques clichés et surtout d’un manque d’originalité dans le traitement de l’intrigue.

    Il est à noter que l'idée de départ rappelle furieusement Peur de Thierry Serfaty, mais les deux ouvrages sont vraiment différents : Peur exploite ce thème de façon scientifique pour nourrir l'intrigue, tandis que Phobies n'utilise ces peurs que de façon superficielle.

    /5