Le Couperet

(The Ax)

12 votes

  • 10/10 Burke Devore est licencié, victime d’une logique capitalistique sommaire et imparable : « la fin justifie les moyens ». Après 2 ans de recherches d’emploi infructueuses, il décide donc de s’en sortir en utilisant cette même méthode sommaire et imparable. On suit donc avec effroi, en monologue intérieur, le cheminement de cette conscience « en déroute » dans l’application glaciale et méticuleuse de cette méthode dont il nous fait en parallèle le discours et qui le conduira de meurtre en meurtre. Une conscience qui n’est pas celle d’un serial killer (voir comment il s’en défend au milieu de livre) mais d’un représentant type de la classe moyenne américaine, (voir toujours en milieu de livre le portrait qu’il nous en dresse, qui résonne de façon inquiétante avec ce qu’on peut entendre aujourd’hui). Un homme donc à l’image du monde dans lequel il est embarqué, et un livre à l’image de ce monde : cynique jusqu’au bout. Magistral !
    PS : le guillemets pour les citations

    24/01/2017 à 08:19 Kafka65 (80 votes, 7.4/10 de moyenne) 4

  • 10/10 Coup de cœur, chef d’œuvre ce que vous voulez.ce roman d'une grande noirceur décris de façon implacable le poids du couperet de l'ultralibéralisme.Ce livre est plus qu'un simple roman. Il permet au lecteur de se poser de véritables questions sur le monde du travail sans foi ni loi.
    Un polar original à lire absolument!

    28/07/2015 à 21:46 janjak (466 votes, 7.9/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Quand je l'ai lu, j'étais en overdose de polars, il a réussi à me réconcilier avec le genre !

    23/09/2012 à 16:34 Henri65 (63 votes, 9/10 de moyenne) 2

  • 4/10 Si l'idée de départ est assez bonne, le roman lui, est loin d'être aussi bon. Il est carrément moyen. Certes, la frénésie d'un homme prêt à beaucoup de choses pour ne pas être banni de la société à cause de la perte de l'emploi est un angle de vue intéressant. Cependant le déroulement du roman est sans intérêt aucun. La redondance des éliminations des concurrents, les relations intra familiales, les questionnements du héros sont loin d'être aussi pertinents. En fait un roman sans envergure, alors que le sujet offre des possibilités infinies. La psychologie est absente, et puis cette facilité dans la commission des meurtres et l'impuissance de la police m'a gêné. J'ai tellement été déçu par le livre qui je n'ai pas envie de voir le film, c'est dire. Je m'attendais à vraiment mieux de Westlake, il ne m'a pas convaincu avec ce livre.

    13/01/2010 à 21:18 Hexagone (11 votes, 6.4/10 de moyenne)

  • 8/10 Un polar qui met mal à l'aise. Il ne faudrait qu'il donne des idées par ces temps de crise...

    18/05/2009 à 16:12 calimero13 (616 votes, 7.4/10 de moyenne)

  • 9/10 J'ai adoré. On partage les peurs et les craintes du personnage.

    22/01/2009 à 20:57 MiKa (275 votes, 7.5/10 de moyenne) 1

  • 8/10 Un roman noir et social très réussi, implaccable ...

    28/08/2008 à 09:52 virgie (56 votes, 7.6/10 de moyenne)

  • 9/10 Pour répondre à la cruauté, le personnage principal, licencié à la suite d’une compression de personnel va répliquer avec la même cruauté et un égal cynisme. A l’abattage, il renvoie l’abattage. Ce cadre supérieur de l’industrie du papier, en quête d’un nouveau poste, élimine tout simplement ses concurrents à ce poste, oui, il les abat avec un vieux revolver ou un marteau ou alors avec sa voiture ou pire encore. Amoral, Burk Devore se cale également sur une devise des affaires et des gouvernants, la fin justifie les moyens. La conclusion de l’auteur que je ne dévoilerais pas afin de pas gâcher le plaisir du lecteur s’inscrit dans cet explosion des cadres de l’amoralité. Westalke a composé un livre sublime avec une écriture fluide et un humour grinçant qui porte le lecteur dès les premières pages. Pas de fioritures, que des phrases au scapel en écho à la noirceur de ce monde sauvage et sans pitié du capitalisme sans humanité.
    La première phrase dresse d’emblée le tableau : « En fait, je n’ai jamais encore tué personne, assassiné quelqu’un, supprimé un autre être humain ». Elle préfigure la suite des événements… L’écriture du point de vue du tueur donne encore plus de force au récit.

    27/08/2008 à 16:24 xavier (853 votes, 7.8/10 de moyenne) 2

  • 6/10

    04/11/2007 à 21:22 balooo (169 votes, 7.7/10 de moyenne)

  • 8/10 Du grand art.

    16/01/2007 à 12:51 Asmodee (47 votes, 8.1/10 de moyenne)

  • 8/10 Un intrigue originale car "sociale" et plus que d'actualité, vue du point de vue du tueur, personnage qui n'arrive pas a etre antipathique... très fort !

    29/05/2006 à 15:13 claireRed (173 votes, 8/10 de moyenne)

  • 9/10 J'avais adoré le film de Costa-Gavras avec José Garcia et Karin Viard, et le livre est aussi bien sinon mieux. Un polar qui dénonce la société d'aujourd'hui : licenciements, chomage, ... On plonge dans les pensées du personnage principal et on parvient comprendre pourquoi il en est arrivé là. Je le conseille mais pense que certains n'y trouveront pas forcément leur bonheur, car le style est assez particulier quand même

    14/05/2006 à 22:55 Hoel (806 votes, 7.7/10 de moyenne) 2