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8/10 Virgil Caudill est un frère malheureux dans son Kentucky, où l’on reste, que l’on ne quitte jamais. Malheureux car Boyd, son frère, a été tué. Et dans la bourgade, si l’on attend bien une chose, c’est que Virgil venge son frère. D’autant que tout le monde sait qui est le coupable : Billy Rodale.
Virgil sait qu’il doit venger la mort de son frère ainé : d’ailleurs, lui à sa place, Boyd n’aurait pas hésité longtemps. Il connaissait bien son frère, ses habitudes, ses goûts, … même si tout les opposait. Et Boyd était aimé de tout le monde. Pourtant Virgil sait que tout s’arrêtera après ça. Car quand on tue quelqu’un, il faut s’attendre à être soi-même tué. Alors il devra tout abandonner : sa vie, sa carrière dans l’entreprise d’ordures ménagères, Abigaïl celle avec qui il devrait se marier et construire sa famille, comme tout le monde l’imagine, et sa mère. Et surtout quitter son Kentucky, et devenir quelqu’un d’autre.
Et ce quelqu’un d’autre, ce sera Joe Tiller qui débarquera dans l’Idaho, une contrée inconnue, dans une cabane isolée où l’hiver est long et rigoureux, la population renfermée et hostile. C’est là que le nouveau Joe Tiller cachera son secret et rencontrera, alors qu’il s’est fait tirer dessus, un groupe de hors-la-loi qui prône de manière fervente la liberté d’avoir des armes et le droit à s’auto-gérer.
J’ai eu vraiment du mal à me faire au rythme de ce livre. Pendant plus de 100 pages, je n’ai pas été emballé par ce livre qui n’avançait guère. Mais, une fois rentré dans l’histoire de Virgil Caudill/Joe Tiller, j’ai apprécié sa vie, son isolement, son déracinement, ses états d’âme, … Il faut dire que Chris Offutt veut prendre le temps d’installer son histoire, faire découvrir la beauté du Kentucky, ses habitants, ses coutumes. J’ai particulièrement apprécié le passage où il décrit la déprime des habitants coincés par la neige pendant ces 3-4 mois d’hiver et comment chacun lutte à sa manière. J’ai beaucoup aimé surtout ce personnage Virgil Caudill/Joe Tiller coincé par sa morale et ses convictions face à une communauté pour laquelle la liberté de détenir les armes est une véritable religion qu’elle souhaite protéger coûte que coûte.
Chris Offutt signe un livre mélangeant engagement politique et amour de la nature. Un roman lent, qui possède quelques longueurs et assez éloigné de sa série consacrée à Mick Hardin.09/02/2026 à 12:26 JohnSteed (766 votes, 7.7/10 de moyenne) 4
