Ainsi vint la nuit

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  • 6/10 On plonge très vite dans cette histoire où la drogue (son abus, surtout) va révéler rapidement les caractères des uns et des autres, ce dont les gens ordinaires sont capables par… Amour ou dépit. L’auteur(e), journaliste et ancien DJ, décrit avec talent et méticulosité la descente aux enfers de ses deux "héros", Matthieu et Romain, et s’attache à raconter le pays Basque, son ambiance en bord de mer, les petits trafics… Une première partie très efficace, et prometteuse. L’intrigue se délite un peu après que les personnages ont migré sur Paris, et que « l’affrontement » entre Gabrielle et Nathalie se dessine. Mais pas d’inquiétude, l’histoire se tient. On referme ce néo-polar qui évoque parfois l’univers du français Marin Ledun (Au Fer Rouge, L’Homme qui a vu l’Homme…), ou celui des américains Kem Nunn (Surf City, La Reine de Pomona…) et Don Winslow (La Patrouille de l’Aube…), en se disant que l’on retrouvera avec plaisir une partie des personnages (les survivants) dans la suite de ce que la prolixe Estelle Surbranche a déjà pensé comme une trilogie.

    23/06/2015 à 18:56 Mephisto (186 votes, 7.2/10 de moyenne) 1