Cécile est morte

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  • 7/10 Classique. Cécile, c'est une demoiselle "assez déshéritée par la nature" qui passe sa vie dans l'aquarium du 36, à attendre que notre héros démarre une enquête sur son cas. Elle est là si souvent, qu'on commence à s'en amuser, à l'appeler l'amoureuse de Jules, "si Mme Maigret savait çà...".
    Vivant avec sa tante, son problème est que certaines nuits, elle constate que des objets sont déplacés dans l'appartement. Çà a l'air de rien, mais c'est suffisant pour l'effrayer. Ce matin là, quand le commissaire daigne enfin la recevoir, elle vient de partir. Curieux. Puis on apprend la mort de sa tante.
    La disparition de Cécile ne va pas rester un mystère bien longtemps. Et il ne faudra pas chercher bien loin. On la retrouve... dans un placard à balai du palais de justice, accolé à la PJ. Morte, bien sûr... Là, çà rigole moins, déjà. Avoir le culot de faire cela dans "la maison", au vu et à l'insu de tous ! Un affront à laver au plus tôt, celui d'un assassin qui connait forcément bien le quai des orfèvres...
    C'est pas tous les jours que la future victime vous fait des appels du pied de son vivant. On apprend vite que la tante cachait bien son jeu, sacrément riche pour avoir trempé dans des affaires "légales" mais louches, et ce qui met le feu aux poudres : pas de testament.
    Une enquête amenant quelques rebondissements, avec l'argent de cette avare au centre des préoccupations. On aura aussi en toile de fond d'autres enquêtes, on retrouvera les inspecteurs Torrence, Lucas, Janvier, et un observateur américain, Spencer Oats. Çà habille le récit, mais il reste très conventionnel.

    24/05/2020 à 17:22 Lucas 2.0 (202 votes, 7.7/10 de moyenne) 3