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8/10 « Notre combat nous avait entraînés jusqu’à des territoires où nous avions découvert des versions de nous-mêmes encore inconnues ». Ce combat est celui mené par des soldats de l’armée non régulière sudiste, dénommée Bushwhackers, pendant la Guerre de Sécession. Ce constat est celui fait par Jake Roedel, un jeune garçon d’origine hollandaise, qui s’est enrôlé dans ces combats pour dispenser des vengeances, piller les maisons des habitants pro-unioniste ou sauver ceux qui sont acquis à leur cause séparatiste.
Daniel Woodrell nous dépeint des épisodes assez âpres, durs mais humains de ce groupuscule de soldats qui sont sans pitié, sans quartier avec l’ennemi mais qui ont gardé un semblant de camaraderie et d’humanité. C’est surtout pour Jake une entrée sans concession dans la vie d’adulte, une vie qui, jusqu’alors, ne lui avait rien épargné et qui se verra lui jouer un drôle de tour.
Si la majeure partie du livre (pas celle que j’ai le plus aimée) nous distille d’une merveille écriture le quotidien difficile, dangereux et dur de ces hommes, c’est la dernière partie du livre que j’ai le plus apprécié, celle que l’on peut qualifier de « salut ».11/05/2026 à 14:05 JohnSteed (799 votes, 7.7/10 de moyenne) 2
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9/10 Les Bushwackers, bandits indépendants durant la guerre de sécession, restait attachés aux sudistes et, donc, vivaient de méfaits indépendamment des troupes confédérées. Ce récit tranchant, sans apprêts, est un récit de carnassiers. Carnassiers car ils tuaient pour éviter d'être tués, en particulier par les Jayhawks unionistes, dans un déferlement de peu de foi ni loi. Grand roman, grande écriture, de chemins parallèles du conflit fondateurs des Etats-Unis. (Adapté par Ang-Lee)
16/07/2018 à 22:59 chouchou (608 votes, 7.6/10 de moyenne) 6
