Denis Rodier

24/06/1963

Né à Nominingue le 24 juin 1963. Très tôt, Denis Rodier découvre la BD : Astérix, Gaston, puis les traductions de comics américains des éditons Héritage. Il dessine depuis son enfance et gagne même un second prix à la quatrième édition du Concours des jeunes cartoonists organisé par le Salon international de la caricature en 1978. Denis Rodier fait des études en arts plastiques de 1980 à 1983, au cégep Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, puis en graphisme de 1983 à 1985, au cégep Ahuntsic à Montréal. À la même époque, il commence à publier quelques BD dans le journal Pop Rock. Ses études terminées, il s’intéresse de plus en plus aux comic books et, en 1988, il tente sa chance auprès de plusieurs maisons d’éditions américaines. Moins de trois semaines après avoir envoyé son portfolio, il décroche un premier contrat auprès de la firme DC Comics. Il s’agit d’encrer un supplément inséré dans le comic Batman. Ce premier test réussit, les contrats s’enchaînent dans les deux années qui suivent : Green Lantern Special (no 1), Batman Annual (nos 1s2 et 13), Secret Origins (no 44), New Gods (no 14), Hawk and Dove (no 10). Il travaille également pour la compagnie First où il encre trois numéros de la série Badger (nos 52-53 et 55). Lors d’une convention de BD à Montréal, Denis Rodier fait la connaissance de Pierre Fournier. Grâce à ce dernier, Denis découvre le milieu de la BD québécoise. Il devient membre de l’ACIBD (Association des Créateurs et des Intervenants de la Bande Dessinée), une association qui fait la promotion de la BDQ, puis vice-président en 1991. La même année, il participe à l’exposition Écrans d’arrêt et à l’album qui en découle. Il illustre alors un texte de Marika. En compagnie de Jean-Paul Eid, Martin Dupras, André Rowe, Mario Beaulac, Gabriel Morrissette et plusieurs autres, Denis Rodier participe à l’aventure du magazine pour ados Anormal piloté par Pierre Fournier. Quatre numéros paraissent au cours de 1991 où il illustre diverses chroniques humoristiques. Toujours en 1991, Denis Rodier dessine et encre une partie de l’adaptation BD du film de Steven Spielberg, Hook mettant en vedette Robin Willians et Dustin Hoffman pour la compagnie Marvel Comics. Il décroche également un contrat comme encreur sur The Demon, un titre de DC Comics. En plus d’encrer les crayonnés de Val Semeik, Rodier réalise à la peinture à l’huile les couvertures du comic book. Il collabore un an à The Demon (nos 2 à 12) jusqu’à ce qu’il soit engagé pour encrer le plus ancien comic book de superhéros, celui où Superman est né : Action Comics. Toutefois, il participe encore à l’occasion à The Demon, soit pour l’encrage (no 27) soit pour la réalisation des couvertures (nos 17, 30, 34, 36, 37). De juillet 1991 (no 667) à septembre 1997 (no 737), Denis Rodier est l’encreur attitré d’Action Comic. Au cours de cette période, il encre principalement les crayonnés de Bob McLoed, de Jackson Guice et de Tom Grummett. Les années 90 sont particulièrement mouvementées pour le personnage de Superman. En effet, à la fin de 1992, Superman est tué au cours d’un combat avec une brute sortie de nulle part nommée Doomsday. Un an plus tard, le personnage ressuscite et épouse, à la fin de 1996, son éternelle fiancée Lois Lane. Denis Rodier participe à toutes ces péripéties qui sont reprises dans divers albums (The Death of Superman, 1993; World without a Superman, 1993; The Return of Superman, 1993, The Wedding album, 1996). (Lisez les propos de Denis Rodier sur ces événement). Lors des funérailles du héros, le dessinateur Jon Bogdanove s’amuse à y faire figurer tous les artisans des différents titres mettant en vedette Superman. Ayant oublié de dessiner Denis Rodier, il se reprend quelques pages plus loin et lui offre une scène complète où il affronte Batman (Superman : The Man of Steel, no 20). En octobre 1997, la direction de DC Comics décide de chambouler ses équipes créatives. Ainsi Denis Rodier se trouve-t-il à travailler pour le comic book The Adventures of Superman (nos 551 à 559), où il encre encore une fois les crayonnés de Tom Grummett. Tout en travaillant pour DC Comics, Denis Rodier effectue à l’occasion quelques contrats pour d’autres éditeurs américains. On retrouve sa signature chez Dark Horse (Tales of the Jedi : The Freedom Nadd Uprising, nos 1-3, 1994), Malibu Comics (Eliminator, nos 1-3, 1995), Marvel Comics (Captain America, nos 446, 448-449, 1995-1996) et Image Comics (Damned, nos 1-4, 1997). En 1994, il participe à un album hommage à Moebius (Jean Giraud) en compagnie d’une cinquantaine d’autres dessinateurs qui œuvrent dans le comic book : Arzach Made in USA (Éd. Humanoïdes Associés). À partir de janvier 2000, Denis Rodier participe au magazine d’humour Safarir (no 140). Il illustre tout d’abord divers dossiers d’actualité et des parodies de films (Le bogue de l’an 2000, Les Pokémon, les cartes de la WWF, Ricky Martin au Québec, Mission Impossible, Gladiateur, etc.), puis il reprend, avec divers scripteurs, une des chroniques les plus populaires de la revue : Safarir jaune (no 158, juillet 2001) dont certaines bandes sont reprises dans Le Journal de Montréal. Il signe également la couverture du numéro 166 de Safarir. En compagnie de Rose Beef (Denis Lord) au scénario, il crée, en juin 2003 (no 181), une première série de bande dessinée pour Safarir: L’Encyclopédie DeKessé. Mettant en scène Philomène Bêta-Kapu, une sans-abri irascible, docteur en épistémologie, L’Encyclopédie DeKessé, à la façon d’une Rubrique-à-brac totalement disjonctée, aborde des thèmes aussi divers que : le taxi, la génétique, les parcs d’attractions, le voyage dans le temps, le piercing, la télé-réalité, la marijuana, l’art de l’insulte, etc. Cette série complètement délirante paraît jusqu’au numéro 200, pour un total de 43 planches. Pour le retour du Saf-BD, le supplément BD de Safarir dans le numéro 194, Denis Rodier signe la couverture, mais également la première planche d’une série très éphémère Les bloopers des pubs de Lobelaw (scénarios de Michel Viau puis de Simon Leblond, couleurs par Sayman Phanekham). Denis Rodier lorgne maintenant du côté de l’Europe. Un projet d’album à paraître aux éditions Delcourt a avorté, mais d’autres projets sont en cours de réalisation. Il ne délaisse pas totalement le monde du comic book puisqu’il illustre les couvertures de la minisérie Revolution on the Planet of the Apes publiée par Mr. Comics. En 2005, il participe à l’émission Les Invincibles de la SRC en encrant des crayonnés de Dub pour une fausse bande dessinée qu’un des personnages de l’émission est supposé produire. Parallèlement à tous ces travaux pour les comic books américains, les magazines d’humour québécois et, bientôt, les éditeurs européens, Denis Rodier pratique également la peinture et l’illustration. Ses œuvres picturales ont été exposées au Musée du Québec, à New York, à Rome et à Durbuy en Belgique. Le livre pour enfants Shoes for Amélie qu’il a illustré pour Connie Culker Steiner a été sélectionné pour de nombreux prix et a remporté le Sydney Taylor Book Award for Notable Children’s Book of Jewish Content, Association of Jewish Librairies (2001) et le McNally Robinson Book for Young People Award (2004). Il a également signé, en 2000, la couverture du collectif Flirt (Éd. Isabelle Stephen) qui rassemble des illustrations coquines de dessinateurs québécois, européens, africains et américains. Passionné par la musique (il joue de la batterie), Denis Rodier a réalisé plusieurs pochettes de disques pour Garolou, Trey Gunn and Pat Mastelotto, Mastica et Terry Bozzio and Pat Mastelotto ainsi que des illustrations pour Suzanne Vega et Tony Levin.

http://rodierstudio.com/fr/

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