Robin Cousin

1984

Je suis né en 1984 dans les Hautes-Pyré­nées.

Enfant, j’avais le goût du brico­lage, je construi­sais des décors animés avec des enve­loppes trans­pa­rentes et des allu­mettes, j’as­sem­blais des robots avec des moteurs de voitures télé­gui­dées et des légos, j’écri­vais des scéna­rios que je décli­nais en pièce radio­pho­nique, en bandes dessi­nées ou en films avec mes cousins et de la pâte à mode­ler.

Tout le monde me disait qu’il fallait choi­sir une seule de ces choses pour en faire mon métier. Après avoir essayé les arts appliqués et l’ar­chi­tec­ture d’in­té­rieur, j’ai fini par choi­sir la bande dessi­née. La bande dessi­née c’est très complet : il faut savoir faire un peu de tout, un peu de dessin, un peu de couleurs, un peu d’écri­ture, un peu de mise en scène, un peu de jeu d’ac­teur. Après cinq années aux Beaux-Arts d’An­gou­lême, j’ai même écrit mon mémoire de master là-dessus.

En 2010, j’ai fondé, avec dix autres auteurs et amis, l’as­so­cia­tion Les Machines pour fabriquer et diffu­ser des livres auto­pro­duits. Au sein des Machines, j’ai colla­boré à La Revue des Machines, à La Mini-Revue et édité mon premier livre en solo : La jeunesse de Billy-Bob Johns­son. Paral­lè­le­ment, j’ai coor­ga­nisé à partir de 2011 le F.OFF d’An­gou­lême, un festi­val off du FIBD qui propose enfin un espace gratuit, convi­vial et festif pour promou­voir la richesse de la bande dessi­née et de l’édi­tion alter­na­tives.

En 2012, j’ai effec­tué une rési­dence d’un an et demi à la Maison des Auteurs d’An­gou­lême pour réali­ser Le Cher­cheur fantôme, publié aux éditions FLBLB en 2013. Ce livre est une décla­ra­tion d’amour à la recherche scien­ti­fique et au regard poétique qu’elle offre sur le monde. Peut-on prédire l’ave­nir ? Un ordi­na­teur peut-il imiter un être humain ? Quels pouvoirs sommes-nous prêts à délé­guer aux machines ? Voilà le genre de ques­tions qui m’em­pêchent de dormir.

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