El Marco Modérateur

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  • Occupe-toi d’Arletty

    Jean-Pierre de Lucovich

    8/10 Jérôme Dracéna, ancien policier de la brigade criminelle devenu détective privé, en vient à trouver une cliente inattendue par l’entremise de son père, lui-même policier : Arletty. Cette dernière vient de recevoir un cercueil par la voie postale ainsi que des lettres de menace. Qui peut donc bien en vouloir à la célèbre actrice ? Est-ce parce qu’elle vit avec un officier allemand ? Un coup de la Résistance ? Chantage, peut-être ? En acceptant – avec joie – cette affaire, le détective privé n’a pas idée des eaux sombres dans lesquelles il va devoir patauger.

    Ce premier ouvrage de Jean-Pierre de Lucovich inaugure également une série consacrée à Jérôme Dracéna. Têtu, sagace, pratiquant la boxe avec panache et aidé de son ami Marcel, également prêt à jouer des poings, il est assurément l’un de ces personnages de fiction que l’on aura envie de retrouver dans d’autres enquêtes. L’intrigue est très intéressante, complexe, multipliant les suspects ainsi que les fausses pistes tout au long de ce livre, certes assez court, mais dense. Et au-delà de l’aspect policier de cet ouvrage, c’est aussi la peinture du Paris sous l’Occupation qui retient l’attention, surtout du point de vue des stars de cinéma. Il faut dire qu’elles sont nombreuses à apparaître dans ces pages : Carette, Pierre Fresnay, Jules Berry, etc. Un véritable panthéon du cinéma français de l’entre-deux-guerres et de l’Occupation. Mais on connaît également la joie de voir Arletty, actrice emblématique, gouailleuse et polissonne, caustique jusque dans ses travers, à qui Jean-Pierre de Lucovich offre un hommage vibrant en la rendant vivante grâce à son écriture empreinte d’une puissante déférence. C’est également l’occasion de croiser de sombres individus, comme des maîtres-chanteurs, les membres de la Carlingue, c’est-à-dire la Gestapo française, et plus précisément Henri Lafont, dont l’ombre plane sur tout le récit.

    Jean-Pierre de Lucovich sait faire revivre une sombre période tout en l’égayant d’individus croustillants issus du septième art, et plaque sur son histoire les codes du roman noir américain des années 1950 et 1960. Il en résulte un ouvrage prenant, où le distractif et le culturel s’emmêle avec maestria. On a hâte de poursuivre une telle lecture – atypique, efficace et divertissante autant qu’instructive – dans Satan habite au 21.

    20/03/2017 à 18:46 2

  • Plaisir en bouche

    Béatrice Joyaud

    9/10 Un ouvrage atypique, ou comment Balthazar devient un remarquable cuisinier avant d’être foudroyé en plein ciel de sa carrière quand on démontre qu’il a servi de la chair humaine à ses clients. Un style poétique et ensorcelant, proche de celui de la littérature blanche, qui ravit de bout en bout. Béatrice Joyaud rend crédible l’ascension de ce maître queux, avec ses tourments, ses appétits fous et ses désirs de gloire, quelque peu contrôlé par de nébuleuses lettres anonymes. Un portrait saisissant d’une société étrange, dominé par un courant dénommé « misme » qui affadit tout, où la peine capitale existe et où les rapports des tribunaux ne sont jamais consignés par écrit. Je suis plus dubitatif quant à la dernière partie, avec la manipulation et le rôle de l’avocate privée, Barbara, privée de l’une de ses mains. Mais l’ouvrage, dans sa globalité, est remarquable, diablement original et envoûtant, qui m’a fait penser, d’une certaine manière, au « Parfum » de Süskind.

    20/03/2017 à 18:32 4

  • Re/Member tome 1

    Katsutoshi Murase, Welzard

    8/10 Une histoire incroyable, ou comment des lycéens, pris dans une boucle temporelle, doivent retrouver les membres d’une créature sanguinaire. Un scénario sacrément osé, une intrigue particulièrement efficace, avec des règles édictées pour cette chasse au corps humain dès les premières pages, un peu comme dans les « Death Note », et un graphisme remarquable, érigeant de sacrées scènes de tension et d’angoisse. Vivement les autres opus !

    20/03/2017 à 18:32

  • La Main droite de Lucifer tome 2

    Naoki Serizawa

    8/10 Encore un bon opus de cette série de mangas dont je ne me lasse pas. Des révélations intéressantes quant à Yû, le docteur Minatono, et Eriko. Des histoires d’amnésies qui s’enchevêtrent avec plaisir, un graphisme toujours aussi réussi, et un récit qui s’achève sur un cliffhanger intéressant, laissant augurer un bon (début de) troisième opus. Une saga qui, à la fin de ce deuxième tome, conserve encore à mes yeux toute son originalité et son efficacité.

    20/03/2017 à 18:31

  • La prochaine fois ce sera toi

    Vincent Villeminot

    8/10 Une jeune fille est retrouvée, le torse anéanti et les bras arrachés. Le commissaire Markowicz subodore l’attaque d’une goule, mais… Non, des détails clochent, comme ces membres supérieurs qui ne semblent pas avoir été arrachés mais découpés. Pour lui et son équipe si spéciale, il va falloir prendre garde, car un ennemi bien retors attend dans les ténèbres.

    Ce premier ouvrage de la série consacrée à la brigade de l’ombre frappe fort. D’entrée de jeu, avec un sens de la formule et une plume assez âpre pour de la littérature a priori pour adolescents, Vincent Villeminot déconcerte. Le roman est-il véritablement destiné aux jeunes lecteurs ? Les mots grossiers fleurissent, les descriptions sanglantes également, et certains passages pourront en désarçonner certains. Mais si l’on parvient à surpasser ce premier état de surprise, le récit offre un plaisir intense. L’intrigue est surprenante, puisqu’elle parvient à faire intervenir et rendre tout à fait crédible les meurtres sauvages perpétrés par des goules, se substituant ainsi avec originalité aux habituels zombies et autres lycanthropes. De même, les personnages qui composent cette escouade atypique sont particulièrement attachants et donnent déjà envie de les retrouver dans un futur que l’on souhaite proche. Léon Markowicz, le colosse boiteux qui consomme de l’alcool et des livres en grande quantité, entend d’étranges chansons dans sa tête, a une ex-femme psychologue et deux filles tonitruantes. Bosco, son adjoint, lilliputien, rescapé d’un génocide. Toussaint Fermeture (!!!), aux t-shirts cocasses et lié au monde des esprits. Diane, la chasseresse, ayant eu par le passé des soucis avec une violence qu’elle ne canalisait que très mal, et marquée par une jeunesse sombre. Face à cette équipe, Vincent Villeminot a mitonné un prédateur singulier, et qui souhaite visiblement assouvir un puissant appétit de vengeance. Grâce à des chapitres très courts, qui s’enchaînent à merveille, et qui permettent à tous les protagonistes de prendre vie, les pages défilent à une vitesse inouïe, jusqu’à un final choc, assurément pas celui que l’on pouvait s’attendre à trouver dans une lecture destinée aux jeunes.

    Vincent Villeminot, avec cet opus étonnant, casse les codes de la littérature. Quelque part entre le roman noir, le fantastique et la lecture pour adolescents, il a su oser, tout simplement, et l’on ne peut que louer une telle volonté salvatrice de bousculer les dictats. Il en résulte un livre prenant, rare, et dont on a déjà hâte de connaître la suite.

    20/03/2017 à 18:28 2

  • À la poursuite du trésor

    Hervé Hernu

    7/10 Deux semaines après les événements survenus dans Sous le clair de lune, Léo n’en a pas fini avec les tourments. Un inconnu se met à creuser des trous dans le jardin de la maison où lui et sa famille viennent d’emménager. Si son chien, Goofy, est un temps suspecté, Léo n’y croit pas. Serait-ce lié à son énigmatique voisine, Rébecca Hoyt ?

    Pour ce deuxième ouvrage dédié à la jeunesse, Hervé Hernu continue d’enchanter. C’est toujours un régal que de retrouver Léo, espiègle et attachant, Badou, son ancien ennemi devenu camarade et acolyte inspecteur, ainsi qu’Antoine. Comme précédemment, si l’histoire n’est pas en soi d’une originalité à tomber par terre, elle maintient néanmoins aisément l’attention, et ce jusqu’au dénouement. Entre poursuites, scènes de tension et quelques rebondissements bien sentis, le lecteur ne quittera pas des yeux ces pages enjouées, où ces gamins, malicieux et ne reculant pas devant l’adversité, sauront démêler l’écheveau de cette histoire. D’ailleurs, la ligne finale semble annoncer un nouveau tome des enquêtes de Léo Lemoine. On ne peut déjà que s’en féliciter.

    20/03/2017 à 18:25 2

  • Criminal loft

    Armelle Carbonel

    8/10 Le sanatorium de Waverly Hills a été récemment reconverti et est désormais le lieu de tournage d’une émission de téléréalité. Criminal Loft. Huit prisonniers reconnus coupables par la justice américaine, patientant dans le couloir de la mort, et qui peuvent, à l’issue de ce divertissement télévisé, obtenir la liberté, s’ils convainquent les spectateurs. Mais au sein de ce lieu que l’on dit hanté et où se côtoient des êtres dangereux et poussés à bout, les tragédies ne peuvent que se multiplier.

    Préfacé par Laurent Scalese, voilà un roman qui ne peut pas laisser indifférent. D’entrée de jeu, Armelle Carbonel pose ses pions : le récit sera particulièrement sombre. Sur le papier, il s’agit d’une nouvelle variation sur le thème de la téléréalité, cousin littéraire et sanglant de Loft Story. Pourtant, ce roman est bien loin d’être insipide. La langue employée est forte, juste et terrible, capable de rendre anxiogènes de nombreuses scènes à Waverly Hills. D’ailleurs, ce sanatorium, comme l’explique l’écrivaine dans sa postface, existe réellement (cf. cette page). Il devient un personnage à part entière, avec les légendes urbaines qui le parcourent, comme cette mystérieuse chambre 502, cet énigmatique tunnel, ces horripilants bruits d’une balle rebondissant contre un mur, ou le fantôme de la petite Mary, morte après une monstrueuse thoracoplastie. Dans cet immense bâtiment, les prisonniers vont bien évidemment se jauger, nouer certaines unions, mais également se confronter, parfois à mort. Des personnages très denses, rapidement reconnaissables, aussi marquants que menaçants, et dont les psychologies recèlent de nombreuses surprises. C’est aussi un sacré tour de force de la part d’Armelle Carbonel : faire en sorte que le lecteur ne soit pas écœuré par tant de violence et de ténèbres. John T., le prisonnier à travers les yeux duquel on suit l’histoire, est tout de même un psychiatre retors et psychopathe, ayant violé, mutilé et tué vingt-quatre victimes. Pourtant, et au même titre que les autres captifs de cette émission, le lecteur va finir par lier certains sentiments – peut-être inconsciemment, ou de manière honteuse – envers ces captifs.

    Criminal Loft est donc un roman puissant, se prêtant à de multiples interprétations. Il fait réfléchir sur la peine de mort, la claustration, la justice, et la puissance des médias. Sachant, avec talent, mêler diverses influences littéraires (Dix petits nègres d’Agatha Christie, Shutter Island de Dennis Lehane, ou encore Stephen King), Armelle Carbonel réussit un très bon thriller, angoissant et addictif de la première à la dernière page.

    01/03/2017 à 13:16 3

  • Bloody glove

    Bob Slasher

    7/10 Frédéric Parmentier. Un type lambda qui travaille dans la communication. Une vie professionnelle sans trépidation, et des amours sans relief avec Tina. Lorsque celle-ci décide de le quitter, Frédéric ne le supporte pas et se suicide. Plus exactement, tente de se suicider. Un échec. Un de plus. Alors il met à profit cette haine qui court en lui depuis fort longtemps et passe à l’action, en se déguisant en Freddy Krueger.

    Avec ce roman, Bob Slasher – qui oserait croire qu’il s’agit d’un pseudonyme ? – cogne fort. Voilà un pur slasher littéraire, où un psychopathe s’en va massacrer des individus. De prime abord, cela peut paraître vain, excessif, voire honteux. Mais c’est justement parce que c’est indéniablement déplacé et gentiment inavouable que le lecteur va y puiser son plaisir. Comme on peut s’y attendre, les scènes choquantes sont nombreuses : sexe et violence au programme, en plusieurs services, voire sévices. Une croisade courte mais barbare. Contre Tina, son amant, sa patronne, et ces êtres sans saveur que la providence va mettre sur sa route. Une expédition, parfois engourdie par une narration à la deuxième personne du singulier, qui renforce la possession dont semble être victime Frédéric, mais qui pourra rebuter certains lecteurs, sans parler de la profusion de mots grossiers. Une razzia féroce, sans repère, avec quelques présences bienfaitrices, comme Julie, victime volontaire du monstre, ou Alice, l’infirmière qui le mettra face à son visage balafré après l’explosion. Une course contre la vie, contre la mort, qui se poursuivra jusqu’à un terrible retour aux sources de la fissure de sa psyché, avec sa rencontre de feue sa mère, Simone Parmentier. Et une ultime transmutation en un autre personnage dantesque du septième art.

    Au final, un raid sanglant et fort peu recommandable, et que d’aucuns qualifieront de peu recommandable. Objectivement, c’est exact. Mais c’est aussi tout ce qui constitue le sel de cet opus cruel, qui est un bel hommage rendu au réalisateur Wes Craven : être autant irrespectueux que ces personnes qui en viennent paradoxalement, en raison de leurs multiples péchés, à drainer dans leur sillage tant de personnes estimables, par le simple appât des vices qui sont les leurs.

    01/03/2017 à 13:13 2

  • Un Voleur sur les toits

    Christian Grenier

    8/10 Hercule est un chat particulièrement original : il comprend la langue des humains et est doué d’un solide sens de la réflexion. Quand il apprend qu’une voisine, héritière des œuvres de Giacometti, a été cambriolée, il décide de mener l’enquête.

    Avec cette série consacrée au chat policier Hercule, Christian Grenier, ajoute une corde supplémentaire à son arc. Et si l’on veut continuer de filer la métaphore, c’est qu’il a su décocher une flèche habile. Le postulat de départ – un animal qui joue les détectives – est intéressant, et le reste de l’ouvrage est d’une fort belle tenue. Tout y est écrit simplement, sans jamais que cela ne soit simpliste, avec intelligence et adresse, si bien que l’on ne voit guère les pages défiler. Le ton est plaisant, le texte étant rehaussé de délicieuses touches d’humour. On imagine donc sans mal la joie des jeunes lecteurs à qui s’adresse ce roman. Les rebondissements sont nombreux, bien amenés, et l’on s’achemine avec un régal qui ne faiblit jamais jusqu’à l’épilogue. Malicieusement, Christian Grenier a su tisser un lien avec d’autres de ses livres, puisqu’Hercule est le chat des jumelles issues de l’union entre Max et Logicielle, les deux personnages principaux de sa série la plus connue.

    Agrémenté de sympathiques illustrations d’Aurore Damant, ce polar pour les jeunes cumule toutes les qualités qui soient. Une exquise bulle littéraire, fine et pétillante.

    01/03/2017 à 13:08

  • Le Bois de justice

    John Wainwright

    9/10 Un petit bijou de littérature noire anglaise ! Depuis les personnages croustillants (Lionel et Raymond en priorité, sans compter le paternel, statue du commandeur) jusqu’à la peinture au vitriol des mœurs aristocratiques (tout le duel entre les deux demi-frères a commencé à partir de savoir qui hériterait du titre de baronnet), une pépite qui se dévore de la première à la dernière page. Beaucoup d’acide dans les mots de John Wainwright, et des situations pourtant « simples », depuis le soi-disant accident de chasse jusqu’à la « mise à l’écart » (entendez par là la séquestration) dans l’abri Henderson, qui donnent lieu à des répliques savoureuses. Malgré quelques minuscules temps morts dans le dernier tiers du livre, largement biffés par des rebondissements délicieux (la lecture du testament, ou le véritable sort réservé à la demi-sœur de Lionel), jusqu’à la double apothéose finale (le sort réservé à Raymond et celui que Lionel s’inflige, avec les motivations qu’il livre), et vous obtenez en matière d’écrits d’ébène un de mes récents coups de cœur !

    01/03/2017 à 13:05 3

  • Chasse à l'homme

    Phillip Gwynne

    7/10 A peine remis de ses émotions lors de l’épisode Puzzle mortel, Dom doit déjà s’entraîner pour les Jeux Olympiques qui vont avoir lieu à Rome. Une série de péripéties l’amène à se renseigner sur un membre d’un parti politique et, parallèlement, à un village perdu de l’Italie où pourraient se nicher des informations quant à sa propre famille.

    Quatrième volet de la série Rush, ce roman est un petit régal pour qui apprécie les aventures échevelées. Sous la plume toujours alerte et efficace de Phillip Gwynne, le lecteur – jeune, de préférence – suit l’équipée de Dom qui n’aura d’ailleurs pas le temps de respirer. Depuis la fausse disparition de son frère à l’exploration improvisée d’un égout, d’un concert des Rolling Stones au Colisée à une excursion helvétique sur un pédalo vers une pièce de monnaie rarissime, d’une commune reculée italienne où plane l’ombre de la mafia calabraise – la ‘Ndrangheta – à un archéologue qu’il faudra convaincre de ramener en Australie, les temps morts n’existent pas. Toujours soumis à une créance contractée par sa famille auprès d’une terrible organisation appelée « La Dette », il doit remplir des missions imposées s’il ne veut pas se faire ôter une livre de chair. L’action, comme indiqué ci-dessus, est omniprésente, ce qui n’empêche nullement quelques moments d’humour et d’ixième degré de bon aloi, à défaut de crédibilité. Mais les adolescents à qui se destine ce livre n’en auront cure et sauront amplement trouver leur bonheur au milieu de ces cascades, courses-poursuites eu autres versions littéraires du blockbuster américain. Un cocktail riche et savoureux, jamais plausible, mais conçu de telle sorte qu’il comblera avec bien-être les jeunes lecteurs férus de sensations fortes sans prise de tête superfétatoire. Un ouvrage d’autant plus (d)étonnant que le résumé de la quatrième de couverture est assez abusif, dans la mesure où ce fameux E. Lee Marx, censé constituer la cible prioritaire du jeune homme, n’apparaît qu’au vingtième chapitre. Probablement une errance éditorialiste qui, au final, sert l’intérêt de l’intrigue en occasionnant moins de la dubitation qu’une réelle découverte du contenu du roman.

    01/03/2017 à 13:01 1

  • Labyrinthe fatal

    Lincoln Child, Douglas Preston

    8/10 Encore un opus de la série que j’ai adoré ! Toujours un pur régal que de retrouver Pendergast, avec son charme si particulier, ses techniques d’investigation, et ses manières surannées. Ici, il est vraiment broyé par un piège sacrément retors, heureusement qu’il va bénéficier de l’aide secourable de Margo et Constance. Je regrette certes quelques points (ce guet-apens trop travaillé, l’épisode de Constance face aux tueurs, assez peu crédible, ou encore la constitution de l’antidote, où les enchaînements de démonstrations chimiques m’ont laissé bien froid) mais je ne boude pas mon bonheur. Il y aura eu, au final, de sacrés rebondissements, comme l’origine si lointaine de la cabale, le policier Angler, et tous ces divers cliffhangers. Cet ouvrage offre une intéressante plongée dans l’arbre généalogique de Pendergast, et on en apprend énormément sur sa propre filiation. Et toujours cette magie des mots des sieurs Preston et Child, où les pages, pourtant nombreuses, défilent à la vitesse d’une balle. Vivement la suite !

    01/03/2017 à 13:00 2

  • Détective Conan Tome 9

    Gosho Aoyama

    7/10 Trois histoires sympathiques, avec l’enlèvement d’Ayumi et la recherche de ses kidnappeurs, une histoire de vengeance entre anciens camarades de judo (avec un habile clin d’œil au personnage de Benkei), et un ultime récit qui s’achèvera dans le tome 10. Toujours une esthétique très agréable, un suspense maitrisé et une lecture distrayante.

    01/03/2017 à 13:00

  • Dilemma tome 1

    Hajime, Tatsuya Toji

    7/10 Un étonnant mélange de suspense et de merveilleux, où l’accent est porté sur les questions du libre arbitre, de la culpabilité et de la rédemption. Des dessins sympathiques, une histoire qui intrigue, bref, un bon moment. J’essaierai d’être au rendez-vous du tome suivant.

    01/03/2017 à 12:59

  • Le Joker en main

    James Hadley Chase

    5/10 C’est, à mon goût, élaboré très vite, écrit très vite, et si la lecture de cet opus se fait également rapidement, je suis déjà certain que je l’oublierai vite. Des points positifs, comme des rebondissements intéressants et une histoire qui a été correctement « charpentée » en amont, côtoient des éléments négatifs à mes yeux (une « héroïne », comme souvent chez James Hadley Chase, si chaude que ça en devient énervant voire ridicule, au point que même une poivrière éveillerait en elle des fantasmes ardents ; une vision simpliste et caricaturale du vaudou ; des références à la vie opulente que mène Helga Rolfe qui en deviennent crispantes en raison de leur étalage et leur stérilité, etc.). Je retenterai d’autres ouvrages de cet écrivain, avec toujours cette petite pincée au cœur, en me demandant où est passé cet auteur que j’avais adoré dans « Pas d’orchidées pour miss Blandish ».

    15/02/2017 à 08:14 2

  • Prophecy Tome 2

    Tetsuya Tsutsui

    8/10 Toujours aussi bon. Des graphismes prenants, une intrigue sacrément efficace, et un personnage de policière particulièrement attachante. L’accent est mis sur la traque de Paperboy, le mystère qui entoure son identité, et le récit s’achève sur un coup de téléphone qui pourrait modifier le cours de la série. J’ai particulièrement apprécié l’histoire autour du personnage politique populiste qui monte en épingle les forfaitures de Paperboy pour mieux faire la promotion de son projet de loi quant aux restrictions d’Internet, ou encore l’épisode savoureux avec le groupuscule écologiste, composé en réalité de polémistes plus attachés à leur égo qu’à leur mission.

    15/02/2017 à 08:12

  • Tokyo Ghoul tome 1

    Sui Ishida

    7/10 Une histoire originale et prenante, avec violence et cannibalisme à la clef. Un récit mené de manière experte et percutante, où la cruauté de certains dessins fait écho à cette intrigue sombre.

    15/02/2017 à 08:12

  • Reset

    Tetsuya Tsutsui

    8/10 J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, j’ignore pourquoi, mais une fois immergé dans l’intrigue, c’est singulièrement réussi. Un ton froid et saisissant, avec une histoire de vengeance et de jeu vidéo si immersif qu’il en vient à pousser au suicide ses participants. Des moments assez durs et tendus, une belle part offerte à la violence, dans cet immeuble où rôde un étrange maître de cérémonie. Une très agréable découverte à mes yeux.

    15/02/2017 à 08:10

  • Pesticides, pizzas et petit bébé

    Janine Teisson

    6/10 Un sympathique ouvrage mettant en scène les « Rebelles », des gamins prêts à tout pour dénouer cette intrigue. Un ton alerte, des personnages attachants et une histoire qui se lit vite et bien. Rien d’extraordinaire ou de mémorable, mais un bon moment de lecture.

    15/02/2017 à 08:09 1

  • Sky-High Survival tome 1

    Tsuina Miura, Takahiro Oba

    8/10 Une histoire singulière pour un traitement anxiogène et assez sanguinolent. Ou comment la jeune Yuri se retrouve dans un monde semble-t-il parallèle, en haut des buildings, peuplé de tueurs masqués. Un univers très particulier que j’ai beaucoup aimé, rappelant « Le Chien de minuit » de Serge Brussolo.

    15/02/2017 à 08:09