Fredo

952 votes

  • Marseille Noir

    Ouvrage collectif

    8/10 Juste lu pour le moment la nouvelle de Marie Neuser. Une écriture toujours aussi viscérale, une histoire de femme hantée. La nouvelle aurait pu se nommer "Autopsie d'une femme trompée" tant la notion de dissection est présente...

    05/06/2015 à 18:55 2

  • Mindhunter

    John E. Douglas, Mark Olshaker

    9/10 Fascinante plongée dans le monde du profilage. Parfaitement complémentaire avec la première saison de la série TV Mindhunter dont ce livre est l'adaptation. John E. Douglas partage son savoir et c'est juste passionnant. Pas étonnant qu'il ait influencé Thomas Harris pour Dragon Rouge et le Silence des Agneaux.

    05/11/2017 à 10:59 8

  • Trois jours et une vie

    Pierre Lemaitre

    6/10 Je reste partagé en refermant le nouveau roman de Pierre Lemaitre, Trois jours et une vie.
    D'un côté, j'ai passé presque une vie en compagnie d'Antoine, un gamin puis un homme, littéralement électrifié par la culpabilité et la peur.
    D'un autre côté, on se retrouve plongé dans un fait divers terriblement banal et déjà abordé à de multiples reprises par d'autres auteurs de romans noirs.
    Mais l'atout majeur de ce roman tient dans le fait que Pierre Lemaitre parvient à unir Antoine à son lecteur, à faire battre leurs cœurs sur le même rythme. Un rythme sourd et enivrant qui ne vous lâchera pas avant d'avoir tourner l'ultime page.

    05/03/2016 à 14:32 14

  • ... Et justice pour tous

    Michaël Mention

    9/10 Michael Mention a débuté sa trilogie anglaise en 2012 avec Sale temps pour le pays, prolongée avec Adieu demain... Et achevée avec ce troisième et dernier tome, quintessence de sa bibliographie.
    ... Et justice pour tous, à paraitre le 9 septembre prochain, est le plus stupéfiant des romans noirs d'un auteur qui tape encore une fois très fort.
    Michael Mention se hisse haut de la chaine alimentaire et devient le prédateur ultime du rayon polar.
    Je reprends ici même la conclusion de ma chronique de l'année dernière pour Adieu demain, qui colle parfaitement bien avec mon ressenti :
    « Avec Michael Mention, le noir n'a jamais été aussi brillant. »

    06/09/2015 à 14:33 12

  • A comme Apocalypse

    Lincoln Child, Douglas Preston

    8/10 14 ans après la publication française d'Ice Limit, les éditions de l'Archipel fêtent un chouette anniversaire : A Comme Apocalypse revient sur les éléments restés en suspends et vient clore l'intrigue qui entoure cette mystérieuse météorite. Je l'ai dévoré en une journée.
    Une lecture indispensable pour les fans du livre de 2002 et du duo d'auteurs.

    22/11/2016 à 22:12 6

  • Assassins et gentlemen

    Denis Bodart, Fabien Vehlmann

    9/10 Incontournable, Vehlmann et Bodart font des merveilles ! Si vous ne connaissez pas, ruez-vous dessus !!

    16/09/2016 à 11:48 6

  • Islanova

    Jérôme Camut, Nathalie Hug

    9/10 Ilsanova est la nouvelle pierre à l'édifice CamHug. Un cadeau pour les nouveaux lecteurs qui découvrent pour la première fois un roman hors norme de cette entité à quatre mains. Et pour les lecteurs de la première heure, c'est une manière de fêter des noces. Les liens avec leurs personnages sont plus forts années après années, la passion est intact, leurs dévotions pour leurs lecteurs est toujours présente et le champs des possibles est sans limites. J'ai rarement vu des auteurs parvenir à lier leurs bibliographies, chaque nouveau roman renforçant l'autre, chaque ancien roman faisant office de fondations. Les CamHug sont des architectes dévoués à une seule cause : divertir lectrices et lecteurs. Avec Islanova, le contrat est une nouvelle fois parfaitement rempli.

    10/12/2017 à 16:44 6

  • Le Calice jusqu'à la lie

    Jérôme Camut, Nathalie Hug

    9/10 J'ai adoré retrouver les personnages de W3, j'ai détesté ce qu'il leur est arrivé. J'ai été une nouvelle fois époustouflé, j'ai pris en pleine figure cette nouvelle explosion de talent ! Pendant plus de 800 pages, mon abris protecteur de lecteur s'est encore une fois un peu plus fendillé. Jérôme Camut et Nathalie Hug démontre une nouvelle fois leur immense talent de raconteurs d'histoires. Un must !

    23/04/2016 à 11:51 6

  • Nuit sans fin

    Lincoln Child, Douglas Preston

    7/10 Toujours un plaisir de retrouver Pendergast mais je ne placerai pas ce nouvel opus dans mon top 10 de mes préférés. Le duel final tire en longueurs et comme avec d'autres opus de la série, c'est vraiment l'épilogue qui offre aux lecteurs le cadeau de ce voyage. Nuit sans fin place sur le devant de la scène d'autres seconds rôles de la série, et met en scène peut-être pour la dernière un Pendergast incomplet. On a enfin hâte de le voir revenir à ses grandes heures !
    Si vous souhaitez vous replonger dans ce thème des 1%, je vous invite à lire la BD de Kaare Andrews, Renato Jones, dont la première saison est disponible en français chez Akileos.

    08/04/2018 à 15:27 6

  • Les Chiens de Détroit

    Jérôme Loubry

    9/10 Jérôme Loubry, le plus américain des auteurs français, Les Chiens de Detroit, le plus français des romans américains ! Rarement un auteur étranger (ici le français Jérôme Loubry) se sera aussi bien approprié une ville, un décor et une noirceur. Autant d'ingrédients qui font l'essence des romans noirs américains tels qu'on les connait.
    Un autre auteur qui me vient à l'esprit et qui a aussi cette faculté de raconter avec talent des histoires se déroulant ailleurs que sur ses terres natales, c'est l'anglais RJ Ellory (comme Ian Manook ou Olivier Truc du côté des français).
    Et ce n'est certainement pas un hasard si un autre un point commun avec RJ Ellory apparait rapidement en tournant les pages du livre : Seul le silence.
    Outre le fait que ces trois mots apparaissent à deux reprises dans Les Chiens de Detroit, Jérome Loubry y évoque lui aussi ces ombres de l'enfance sanglées aux silhouettes de leurs avatars adultes. Comme autant de fantômes qui hantent chacun de leurs pas. L'auteur parvient à transmettre ce trouble au lecteur, de la première page et bien longtemps après avoir tourné la dernière.
    Désespérés et mélancoliques, les personnages de Jérôme Loubry sont certes condamnés à vivre un enfer mais aussi déterminés à briser la malédiction qui a jeté le trouble sur leurs destinés.
    Un premier roman dont je conseille vivement la lecture et un auteur évidemment à suivre !

    10/10/2017 à 20:50 11

  • Lontano

    Jean-Christophe Grangé

    8/10 L'intrigue met quand même 70 pages avant de se mettre en marche mais une fois lancé, j'ai eu du mal à reposer le livre. Même si je ne suis plus particulièrement client de ces résolutions d'enquêtes en forme de poupées gigognes qui finissent par nuire à l'impact des révélations (comme dans Kaiken), j'ai cependant pris du plaisir à suivre les pérégrinations d'Erwan Morvan. Malgré quelques moments un peu téléphonés (inhérents à ce genre d'intrigue d'ampleur), on pense aux Rivières Pourpres et au Passager. La suite, qui devrait clore ce diptyque, nous réservera encore quelques surprises. Vivement la suite...

    13/09/2015 à 12:54 11

  • Power

    Michaël Mention

    10/10 C'est durant une discussion avec l'ami David Smadja consacrée aux comic books, que j'ai finalement su comment j'allais évoquer ce nouveau roman de Michael Mention, Power.

    Avec David, donc, je lui expliquais pourquoi je continuais à lire des comic books : pour retrouver les sensations de lecture que j'ai ressenti à la lecture du tout premier. Cette euphorie et cette fascination qui m'ont embarqué, une fois que j'ai jeté un œil dans ce nouvel univers qui s'offrait à moi.

    Avec ce dixième roman de Michael Mention, j'ai eu exactement la même impression : comme si j'ouvrais un livre pour la première fois, et que je prenais ma première grosse claque.

    Voilà, pour faire simple, Power m'a donné l'impression de revivre mon premier dépucelage littéraire.

    Cela fait quelques années que je lis les romans de Michael Mention, et à chaque fois il m'épate. Avec le talent qu'on lui connait, il parvient une nouvelle fois à repousser le cadre du roman pour offrir à ses lectrices et lecteurs une nouvelle expérience de lecture. Toujours ce rythme, cette cadence, cette musicalité et cette narration qui donnent à son écriture une dimension unique et si particulière.

    Le pouvoir de Michael Mention vous explose à la figure de la première à la dernière page.

    Pas une surprise en soit, tant le bonhomme a de l'or au bout des doigts. La surprise en ce qui me concerne vient du fait que le roman ne soit pas plus plébiscité que ça dans les médias ou par les prix littéraires.

    Power est un livre inclassable, écrit par un auteur inclassable et par une maison d'édition qui se veut de proposer des romans comme tel.

    L'occasion pour moi de dire un grand merci à Michael Mention : à 42 ans, c'est ce roman qui m'a fait redécouvrir le pied que j'ai pris gamin à la lecture de ma première claque littéraire.

    23/09/2018 à 11:44 11

  • Rural noir

    Benoît Minville

    8/10 Les personnages de Benoit Minville m'ont hanté pendant 250 pages. Récit et tension sont maitrisés du début à la fin, les personnages sont beaux, cabossés et attachants. Juste une ou deux pétouilles avec le narrateur omniscient mais c'est de l'excellent matos. Foncez les ami(e)s du noir !

    30/03/2016 à 13:12 11

  • Au revoir là-haut

    Christian De Metter, Pierre Lemaitre

    9/10 Très troublante que cette lecture de l'adaptation BD du roman Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre.
    Avec Christian de Metter aux dessins, cet album nous invite à découvrir l'histoire de Pierre Lemaitre avec une autre gamme de couleurs.
    Sans jeux de mots avec le titre et la couverture de l'album, j'oserai même parler d'une histoire avec une pesanteur différente.
    On le sait, c'est propre au média BD, cette différence de tempo et ces ellipses qui donnent naissances au film de l'histoire. Mais ici, c'est encore plus troublant à vivre dans l'expérience de lecture.
    Christian de Metter nous offre un récit certainement plus fiévreux que le matériel d'origine mais c'est pour appuyer encore un peu plus là où ça fait mal.
    Une pépite à conseiller à celles et ceux qui ne connaissent pas le roman de Pierre Lemaitre mais qui est aussi un regard indispensable pour ces autres lecteurs qui ont été chamboulé par ce prix Goncourt 2013.
    L'album de 168 pages est disponible aux éditions Rue de Sèvres.

    16/10/2015 à 20:49 5

  • De l'inconvénient d'être mort

    Denis Bodart, Fabien Vehlmann

    9/10 Incontournable, Vehlmann et Bodart font des merveilles ! Si vous ne connaissez pas, ruez-vous dessus !! Je suis devenu accro des dessins de Bodart, qui se fait rare.

    16/09/2016 à 11:50 5

  • Fantaisies meurtrières

    Denis Bodart, Fabien Vehlmann

    8/10 Incontournable, Vehlmann et Bodart font des merveilles ! Si vous ne connaissez pas, ruez-vous dessus !! Troisième et dernier album de la série, le manque se fait vite ressentir après avoir tourné la dernière page !

    16/09/2016 à 11:51 5

  • Je suis le sang

    Ludovic Lamarque, Pierre Portrait

    8/10 Impossible de lire ce roman sans avoir la tentation d'aller jeter un œil sur la biographie de Bram Stoker. L'idée est originale, le résultat captivant malgré quelques petites digressions de ci de là et un énorme coup d'accélérateur à la fin qui me semble un peu nuire au "projet".
    Les Moutons électriques proposent un bel ouvrage incontournable pour les amateurs du genre.
    À lire et à soutenir.

    17/04/2016 à 11:13 5

  • Prendre Lily

    Marie Neuser

    9/10 Je suis épaté par la qualité d'écriture qui ressort de ce livre. Parce que de la qualité, il en faut pour nous faire tenir en haleine pendant plus de 500 pages alors que l'on connait déjà le coupable depuis le début du roman. Et la botte magique de Marie Neuser pour y parvenir ? Des personnages attachants et vivants, des "gardiens de la paix" hantés par des fantômes qui ne les lâchent pas. Avant d'être un livre sur un redoutable prédateur, Prendre Lily est un roman dédié à un héros cabossé et épris de justice, qui part à la chasse de sa propre rédemption. Marie Neuser nous prouve (si besoin est) qu'avant d'avoir une bonne histoire, il faut avoir de bons personnages. Un roman très efficace sur une enquête étonnante de pugnacité.

    30/05/2015 à 17:14 10

  • T comme Tombeau

    Lincoln Child, Douglas Preston

    5/10 Un dernier opus (?) qui n'est pas à la hauteur des précédents mais parfaitement raccord avec les premiers. Eli Glinn qui était l'un des personnages les plus intéressants est quasiment abandonné, et ce ne sont pas les pérégrinations de Gideon qui sauvent la mise. Une grosse déception en ce qui me concerne. Beaucoup de questions posées dans cet opus restent sans réponses. Dommage.

    18/11/2018 à 16:25 5

  • Tout le monde aime Bruce Willis

    Dominique Maisons

    9/10 Pour son précédent roman, On se souvient du nom des assassins, je disais "qu'il marque le moment où l'on prend conscience que Dominique Maisons est capable d'écrire dans n'importe quel genre et univers qu'il aura choisi, et de parvenir à coup sûr à régaler son lecteur."

    Pour ce cinquième livre Tout le monde aime Bruce Willis, il le démontre une nouvelle fois.

    Je suis épaté par la capacité de l'auteur à se lancer dans l'aventure d'un roman qui n'a absolument rien à voir avec le précédent. Ce n'est pas que cela m'aurait dérangé. Tant que le plaisir de lecture est là. Dans le cas de Dominique Maisons, il place la barre encore un peu plus haut en choisissant de ne pas s'appuyer sur un de ses romans existants pour créer le nouveau.

    Dominique Maisons démontre son savoir faire pour surprendre ses lecteurs et embarquer ses personnages dans des directions complètement imprévisibles...
    En découvrant le personnage de Gordon qui fait office de "protecteur" de l’héroïne Rose Century, impossible de ne pas penser au Myron Bolitar d'Harlan Coben et au Ray Donovan de la série tv. Le personnage est charismatique, on se dit même que le romancier aurait pu en faire le héros d'un roman à part entière.

    J'ai aussi pensé à un autre roman qui se penche sur les mystères et les légendes d'Hollywood, l'excellent premier roman d'Olivier Bonnard, Vilaine Fille, dont je conseille évidemment la lecture.

    Bref, je me suis complètement fait surprendre par la direction prise par l'auteur. Dominique Maisons nous propose sur papier ce qui ferait un excellent blockbuster au cinéma.

    En 2017, on disait : On se souviendra du nom d'un putain de romancier.
    En 2018, ça sera : Tout le monde aime Dominique Maisons.

    01/05/2018 à 21:50 10