Juste après la vague

17 votes

  • 7/10 Au delà de quelques invraisemblances, ce qui m'a le plus gêné dans cette histoire, c'est qu'elle est ancrée nulle part, décontextualisée en quelque sorte. On entent bien le message écolo mais il correspond à quelle époque? quel lieu? quelle civilisation? L'histoire raconte une aventure de survivants qui doivent faire des choix cornéliens. Les personnages, Louie en tête sont marquants, l'écriture fluide, mais cela ne m'a pas emballé plus que ça. Dommage, j'espérais enfin m’enthousiasmer avec un roman de Sandrine Colette. J'ai préféré Les larmes noires de la terre à celui-ci.

    11/03/2019 à 23:29 Polarbear (304 votes, 7.9/10 de moyenne) 6

  • 7/10 Un bon roman mais pas inoubliable. Une sorte de huis clos avec cette famille perdue au milieu de nulle part. Des personnages attachants mais un déroulé un peu improbable avec une fin qui tombe à pic comme on dit.
    Malgré tout, cela se lit bien, grâce une écriture très agréable au service des émotions des personnages. Le point fort du roman pour moi.

    08/03/2019 à 21:46 charlice (81 votes, 7.6/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Un roman court mais marqué par un énorme suspense. Dès les premières pages, on s'attache au sort de cette petite famille perdue au milieu de nulle part dont le destin est totalement bouleversé par un tsunami qui va totalement détruire leur village... Un seul choix: fuir pour éviter l'engloutissement de leur maison. L'histoire est bien rythmée et bien dosée, l'écriture soignée (comme d'habitude avec S. Colette), bref, on passe on passe un bon moment. Dur de comprendre néanmoins certains choix et attitudes du père de famille face au désespoir de ses enfants et de sa femme. Sans trop en dire, c'est assez incohérent à certains moments. C'est peut-être le seul petit bémol du livre.

    14/02/2019 à 18:02 panou71 (13 votes, 7.8/10 de moyenne) 6

  • 8/10 Ce roman de Sandrine Collette est étouffant, oppressant, angoissant, terrifiant. L’auteure française sait exploiter nos peurs pour nous obliger à ne pas arrêter notre lecture avant la dernière page. Dans cette immensité du vide laissé après le passage d’une immense vague dévastatrice, une famille de parents avec ses 9 enfants seuls rescapés de leur île doit affronter la mer, ses tempêtes, sa solitude et ses mystères pour retrouver une terre ferme synonyme de vie. Cependant un terrible choix doit s’opérer. La barque ne pouvant contenir que 8 membres de la famille, il faudra laisser 3 enfants sur cette île vouée à disparaître sous l’eau. Avec la promesse (vaine ?) de revenir les chercher.

    On rentre dans ce livre comme dans un huis-clos où la peur affronte le courage, le désespoir la force et la mort l’amour. Et toutes les pages sont empreintes de vie et d’espoir malgré les doutes et la culpabilité. Et la plume de Sandrine Collette sublime cette histoire, et c’est ici son talent, qu’elle rend complément vraisemblable.

    30/01/2019 à 14:57 JohnSteed (92 votes, 7.8/10 de moyenne) 10

  • 7/10 Une vague, LA vague, des rescapés, un choix atroce à faire pour survivre.
    Voila résumé en quelques mots le dernier Sandrine Collette. C'est simple, c'est direct.
    Comme son écriture. C'est rythmé par des phrases courtes. C'est très prenant d'entrée
    Mais je reste sur ma faim par goût de trop peu et sur la fin que je trouve un peu plus faible.
    C'est dommage parce que je crois bien que c'est le roman que j'ai préféré d'elle alors que je ne m'y attendais pas.
    ça reste tout de même un bon cru.

    11/01/2019 à 10:57 Fab (444 votes, 7.9/10 de moyenne) 6

  • 7/10 Un roman électrique et tendu, oppressant dans les immensités offertes.
    Infinité des injustices créées par un climat déchaîné, démesure de l’océan désertique, éternel amour filial malgré des choix terribles, continuité d’une volonté de survie qui nous place face à des questionnements intimes.
    Je trouve que Sandrine Collette commet des romans à son image, elle réussit à intégrer beaucoup de douceur dans des situations inexorables. J’ai trouvé de la tendresse à tous les niveaux des relations décrites, sans mièvrerie cependant.
    J’ai aimé ce roman car il provoque d’intenses images et m’a interrogée sur des sujets actuels comme les flux migratoires, l’accueil des exilés, pourquoi pas un peu d'évolution climatique. Toutefois, si l’ensemble fonctionne à l'adrénaline (on n’était déjà pas dans la vraisemblance avec Les Larmes Noires sur la Terre, et ce n’est d'ailleurs pas mon attente) , le climax est atteint assez tôt dans le roman et la deuxième moitié du livre manque peut-être un peu de vivacité.

    05/01/2019 à 19:36 clemence (247 votes, 7.7/10 de moyenne) 8

  • 7/10 Sandrine Collette n'a plus besoin de prouver qu'elle a plusieurs cordes à son arc. Le huis-clos, le monde des vignes, le désert, une casse dans le futur et ici un raz-de-marée qui entraîne pour une famille nombreuse des choix douloureux, impossibles mais nécessaires pour ne pas tous sombrer. Les décors changent, les intrigues aussi mais reste intact "l'amour" que l'auteure porte à ses personnages.
    Si la survie semble le cœur de l'intrigue de Juste après la vague, d'autres thèmes d'actualité sont traités de façon sous-jacente, à commencer par les migrations climatiques (comme l'a souligné l'auteur de l'avis précédent), qui seront demain la préoccupation majeure de l'humanité. L'amour, la famille en sont d'autres.
    Et cette écriture, comme des coups de boutoirs qui parfois nous plongent dans un flot d'émotions (avec Lotte, par exemple...)...
    Alors pourquoi pas 9 ou 10 ? Parce qu'il manque un je-ne-sais-quoi, le truc en plus qui fait un grand roman... touché, mais pas coulé.
    N'en reste pas moins une lecture immersive, une belle écriture, un roman qui marque assurément, un conte qui nous parle d'aujourd'hui et de demain. A découvrir.

    30/12/2018 à 18:55 LeJugeW (916 votes, 7.5/10 de moyenne) 8

  • 6/10 Fidèle à elle-même, Sandrine Collette amène le suspense dans des endroits où on s'y attend le moins. Après les vignes (Des nœuds d'acier) et la montagne (Six fourmis blanches), elle nous pose sur la mer.

    Tout commence avec un choix cornélien que doit faire un père : délaisser une partie de ses enfants pour embarquer sur une barque afin de sauver une partie de sa famille de la montée de la mer et la submersion inévitable de l'île qu'ils habitaient, en espérant pouvoir revenir chercher ceux qu'il laisse derrière lui.

    Derrière ce roman, Sandrine Collette rend hommage, ou reprend les codes, de classiques comme Sa majesté des mouches de Willima Golding concernant la survie des enfants laissés sur l'île, ou le roman de Raioaoa Tavae Si loin du monde, racontant la dérive d'un polynésien pendant 118 jours. Pour les uns comme pour les autres, c'est une nouvelle vie qui s'ouvre à eux : aller vers de nouvelles terres, ou bien prendre des responsabilités, des décisions.

    Et puis, sous couvert d'un roman à suspense, Sandrine Collette passe un message écologique fort. Le réchauffement climatique impacte des populations entières, les forçant à migrer, fuir leurs terres, parfois en urgence.

    Alors si ce roman n'est pas à proprement parlé un thriller avec beaucoup d'actions ou de courses poursuite, il n'en est pas moins intéressant par son originalité, sa sensibilité et les questions qu'il soulève.

    Enfin, j'ai découvert ce livre au travers de sa version audio : une diction parfaite, une personnalisation de la voix pour chaque personnage, même pour les plus jeunes. On regrettera simplement un léger manque de vitalité.

    29/12/2018 à 22:02 QuoiLire (152 votes, 6.7/10 de moyenne) 5

  • 9/10 Formidable, déchirant, encore une terrible réussite de Sandrine Collette. L'histoire est bouleversante et l'on suit avec une intense attention, les péripéties des parents qui ont fui par la mer avec une partie de leurs enfants et celles des trois autres qu'ils ont "décidé" d'abandonner sur leur minuscule îlot. Ce trio est juste craquant et le lecteur, mi-amusé, mi-horrifié est captivé par leur stratégie de survie et leurs mésaventures, entre poules paniquées et patates éloignées.
    L'écriture est incisive et les phrase courtes, parfois sans sujet, tapent toujours dans le mille.
    Seule la fin, abrupte, vient légèrement ternir le ressenti général. Mais c'est un détail eu égard à l'ensemble de la lecture, qui est un pur régal, un pur moment d'émotion.

    29/10/2018 à 11:57 Ironheart (467 votes, 7.5/10 de moyenne) 9

  • 9/10 Comment survivre quand on est confronté à une catastrophe naturelle d'une telle ampleur ? Comment prendre des décisions cruciales ? Comment continuer à vivre après ? Sandrine Collette nous emmène au sein d'une famille nombreuse pour répondre à ces questions.... Magnifique !

    16/06/2018 à 19:14 lady (131 votes, 7.7/10 de moyenne) 5

  • 10/10 Comment partager l'angoisse d'une famille après un tsunami qui a décimé une partie de la population ?
    Comment être confronté à l'hyper réalisme d'une situation totalement inventée et souffrir au diapason des différents protagonistes ?
    En lisant ce magnifique roman !

    22/02/2018 à 21:03 jeanmid (40 votes, 8.4/10 de moyenne) 7

  • 8/10 Dès les premières lignes S. Colette plonge son lecteur dans une ambiance de fin du monde : une île sur laquelle la vie s'est quasiment éteinte après le passage d'une vague gigantesque, seule y survie une famille, spectatrice, impuissante face à cette eau qui n'en finit pas de monter ... Au milieu de ce chaos, où tout semble perdu, l'espoir subsiste, tout quitter, embarquer et trouver de l'aide ... Mais à quels prix ?
    Une fiction qui comme dans le précédent roman semble plausible, on navigue sur une mince frontière entre l'imaginaire et le possible, l'ambiance n'en est que plus lourde et oppressante. L'écriture est toujours aussi soignée et fringuante. C'est un récit bouleversant, tragique, on tourne certaines pages en apnée, submergé par la détresse de ces personnages forts, faibles, anéantis, exténués. Un petit bémol tout de même pour la fin, un peu "facile", trop vite expédiée à mon goût.
    Mais n'hésitez pas, noyez vous dans ce dernier roman de S. Colette !

    07/02/2018 à 12:49 Emil (387 votes, 7.3/10 de moyenne) 9

  • 8/10 On ne peut reprocher à Sandrine Collette d'être fidèle à elle-même, et ce, contre vents et raz-de-marée... Placés dans des situations toujours plus intolérables, ses personnages sont contraints d'abdiquer toute forme d'humanité, pour régresser vers une sorte d'animalité primitive et ancestrale. ..
    Un credo : survivre , obsédés par un duel intérieur permanent, entre conserver figure humaine, et l'envie de céder à ses plus bas instincts... Ici, les protagonistes sont physiquement sommés de faire ce choix, puisqu'engagés dans un processus irréversible... Plus que jamais, ses personnages restent fiers et durs au mal ; naufragés malgré eux, ils entament une traversée d'un désert des Tartares liquide, à partir de laquelle l'attente et l'immobilisme sont tout aussi prégnants... En somme, une version maritime du Petit Poucet, un conte théologique, où la foi en l'autre peut déplacer des océans ; Sandrine Collette surfe sur la vague d'un talent indéniable, dont l'écume n'est pas prête de retomber...

    06/02/2018 à 17:51 jackbauer (464 votes, 7.1/10 de moyenne) 9

  • 7/10 Une vague submerge toutes les terres, l'eau monte inexorablement. Il reste quelques survivants dont cette famille de 9 enfants, neuf enfants ! Il faut s'enfuir, le choix est cornélien car on ne peut prendre tout le monde dans la barque. Voilà le point de départ de ce nouveau roman de Sandrine Collette. L'écriture est toujours aussi ciselée, aussi précise. Quelques bons sentiments mais une atmosphère sombre, cruelle, sans espoir. Cependant, j'ai trouvé ce roman un cran en dessous du précédent. Quelques scènes sont prévisibles, c'est dommage et on finit par faire des ronds dans l'eau. Sorte de huis clos angoissant, j'ai trouvé qu'il y avait trop d'enfants dans cette famille pour bien les appréhender tous. Du coup, certains sont quasi-inexistants pendant que d'autres sont très présents. Là encore, c'est un peu dommage.

    19/01/2018 à 09:19 scarabe (344 votes, 7.7/10 de moyenne) 8

  • 7/10 Si le potentiel de départ était énorme, on a parfois l'impression qu'il n'a pas été exploité au mieux. L'intrigue pêche parfois un peu par facilité. Plutôt linéaire, la seconde partie du roman manque de rebondissements et les quelques péripéties proposées par l'auteur sont globalement si téléphonées qu'elles ne surprendront guère les lecteurs aguerris, qui resteront peut-être sur leur faim.

    Il n'en demeure pas moins que grâce à l'écriture de l'auteur et au charisme de certains personnages – on pense à Louie notamment – on est vite embarqués dans cet univers post-apocalyptique aussi singulier qu'universel. Une fois ferré, Juste après la vague – pageturner efficace et non dénué de sentiments – ne relâchera pas le lecteur, prisonnier des rets tressés par Sandrine Collette.

    18/01/2018 à 01:27 Hoel (770 votes, 7.7/10 de moyenne) 11

  • 9/10 Dans cette atmosphère de fin du monde, Sandrine Collette distille tout son talent et offre un récit poignant entre choix impossibles et tentatives de survie. Un roman sur la cruauté et la beauté du monde, sur l'abandon et les possibles retrouvailles. Et oui, Sandrine Collette étonne encore et surprend toujours!
    Un tour de force? Inévitablement !

    17/01/2018 à 22:04 OttisToole (281 votes, 7.1/10 de moyenne) 9

  • 6/10 Ce pourrait être nulle part, ce pourrait être partout. Ça semblerait être maintenant ou bien dans un autre temps. Le unités de lieu et de temps sont subalternes dans la narration de cette tragédie, où se mêleront des oppositions issues de forces naturelles et des cas de conscience lacérant des âmes meurtries, ce qui incline le récit à un dénuement, rattaché tel le muscle à son os. La force, le poids de l’histoire contée se logeront, donc, dans l’affrontement de destins infléchis par la colère de la terre, et où ambivalence, nuance, révolte sont bannis des mots clefs du roman.

    17/01/2018 à 11:30 chouchou (507 votes, 7.6/10 de moyenne) 8