Hell.com

23 votes

  • 9/10 Excellent roman entre sexe et polar. C'est cru, c'est chaud et c'est bon! Et si tout cela existait ?

    15/10/2017 à 18:07 boumkoeur (24 votes, 9/10 de moyenne) 1

  • 9/10 Daniel Saul a tout pour être heureux. Héritier d’une entreprise immobilière, riche à foison, il multiplie les coups d’éclat financiers, comme cette dernière vague d’achats, des églises désaffectées, qu’il est certain de revendre sous forme de luxueux appartements avec une belle plus-value. Avec sa collaboratrice, Marie Dubois, il enchaîne les expériences sexuelles dans les clubs échangistes. Il peut tout se permettre dans la mesure où son argent le lui permet. Il rencontre Martin Charron, un ancien ami. Ce dernier finit par lui proposer un nouveau type de distraction. Des divertissements plus intenses, forts et extatiques, à la mesure de ce qu’il est, en passant par un site Internet, Hell.com. D’abord dubitatif, Daniel s’y inscrit. Ce sera le début de sa chute.

    Patrick Senécal est un auteur connu et reconnu, dont chacun des ouvrages marque les esprits. Ce Hell.com confirme cette règle. Malgré une belle épaisseur (environ six-cents pages), on est immédiatement avalé par le récit, et ce jusqu’à la dernière page. Une incroyable spirale d’émotions. Du sang, du sexe, de la violence. De nombreux passages, étalés de manière particulièrement crue, choqueront voire dégoûteront certaines personnes. Et là où l’auteur fait très fort, c’est la manière dont il dévore son lecteur, littéralement. Par paliers successifs, tel un sable mouvant littéraire, il fait descendre Daniel Saul vers ce qu’il y a de plus immonde dans l’âme humaine. Au rythme d’une langue singulièrement simple mais efficace, il fait tomber Daniel de son dôme d’opulence vers le pire des gouffres. Il y apprendra le sens des mots trouble, douleur, peur et effroi. Tout au long de ce chemin de croix, il aura également l’occasion de se remettre en question : ses relations conflictuelles avec son fils Simon, ou ce spectre lancinant que constitue Mylène, une ancienne camarade de classe qui ne cesse de le hanter. On retrouve les ambiances anxiogènes du Fight Club de Chuck Palahniuk ou du film The Game, mais avec une âme particulière : Patrick Senécal ne cherche à aucun moment à imiter un roman ou un long-métrage. Il trace son propre sillon, avec une sauvagerie qui met d’autant plus en lumière les comportements anomiques et aberrants de tout être qui se croit tout permis dès lors qu’il est auréolé du pouvoir ou de cet argent qui corrompt. On retiendra de nombreux moments du livre, comme ces diverses festivités proposées aux membres d’Hell.com et où certains participants trouvent même des plaisirs coupables, les rapports entre Daniel et Simon qui ne cessent d’évoluer jusqu’à atteindre, à la toute fin de l’opus, une dimension messianique, ou la manière très subtile et humaine qu’a finalement Daniel de se confronter à Mylène.

    Un ouvrage saisissant de débauche et de barbarie, qui met d’autant plus en exergue les folies de notre monde et de tout individu à partir du moment où l’occasion lui en est offerte. Et l’on se souviendra longtemps de ce final où, en remarquable maître de la littérature d’ébène, Patrick Senécal est à même d’avoir le dernier maux.

    02/10/2017 à 19:50 El Marco (1371 votes, 7.5/10 de moyenne) 8

  • 5/10 Hell.com est le premier roman de Daniel Senécal que j’ai eu l’occasion de lire. Autant le dire d’emblée, ce livre, qui a l’apparence d’une « brique » (600 pages) se lit à toute vitesse. Cet état de fait traduit deux caractéristiques du récit : d’une part, le style est simple, fluide, sans artifices rhétoriques, direct, rempli de dialogues : d’autre part, l’intrigue est sans temps morts, elle incite à la lecture, pousse à l’ivresse, et tient en haleine une ou deux nuits durant… Le thème a par ailleurs une côté « glauque » qui a, je le reconnais, attisé ma curiosité et qui a contribué une lecture rapide. Sexe, coups bas, vengeance, terreur… des ingrédients qui « marchent » à plein régime ici ! Les descriptions sont simples, directes, et épargneront les lecteurs peu friands de détails « existentiels » ou d’ex cursus philosophiques. Ce qui compte ici, c’est l’action. Peu de place à la réflexion. Les scènes de sexe, de violence, etc. ne m’ont pas semblé aussi insoutenables que certains ont pu l’écrire. Certes, certains détails sont « crus », et l’imagination de l’auteur peut faire frissonner les âmes sensibles…
    Le récit suit l’évolution de Daniel, tout est vu à travers son regard, selon son point de vue. De longs plans séquences se succèdent autour de la figure du PDG, pour prendre une analogie cinématographique.
    Pour le dire franchement : j’ai passé un « bon » moment de lecture à la lecture de ce thriller que j’ai trouvé « divertissant ». J’ai été capté par l’histoire de Daniel, de son fils, par la manière dont Hell.com « fonctionne ». Mais à mon sens, il ne s’agit pas d’une œuvre majeure du genre… Ou, en tout cas, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir entre les mains un « coup de génie ». Un roman qui « fonctionne », oui, un chef-d’œuvre, non ! Je n’ai « rien » appris, Hell.com n’a pas suscité en moi cette « étincelle » qui fait d’un roman agréable à lire – fût-il un thriller ! – un roman qui me transforme, qui m’instruit ou qui me permet de réfléchir. Pas plus ne s’agit-il d’un roman que je « recommanderais », sinon pour les lecteurs qui aiment résolument varier les plaisirs…

    07/03/2017 à 21:10 thibe (92 votes, 7.1/10 de moyenne) 3

  • 9/10 Après avoir lu "Le Vide" je me suis dirigé vers cet opus. Sans être une vraie suite, on y retrouve les mêmes thèmes : des humains qui tentent de remplir le vide de leur existence grâce à des spectacles et des pratiques qui vont toujours plus loin dans les excès de toute sorte... L'auteur ne nous épargne rien! Toutefois, l'intrigue est tellement prenante qu'on passe au-dessus de cette peur et de cette aversion car il faut absolument connaître la suite...

    05/10/2016 à 21:52 amaru96 (215 votes, 8/10 de moyenne) 4

  • 7/10 Plus qu'un thriller sévèrement burné, c'est la relation père/fils et la question de la transmission qui donne de la moelle à Hell.com...
    Alors oui, ça sent le foutre et le sang à plein nez, et jusqu'au fond de la gorge, quitte parfois à nous la faire rendre, certains passages ont tendance à piquer les yeux, mais des oeuvres comme Fight Club, Saw, Hostel sont passées par là, et l'actualité se charge un peu plus chaque jour de nous dévoiler la nature toujours plus vile et cruelle de l'homme, tout en repoussant les limites de l'abject... A partir de là, l'intérêt de l'intrigue s'étiole, jusqu'à révéler tardivement la raison principale de la déchéance expresse de Daniel Saul: dans l'héritage et les valeurs transmis, le pécuniaire a souvent prévalu, au détriment du moral... Une crise de foi tardive, qui demeure la véritable préoccupation du roman...
    Néanmoins, d'un point de vue dramatique, son précédent opus, Le Vide, m'avait beaucoup plus marqué et secoué, du fait d'une plus grande maîtrise des ressorts de l'action, et d'un traitement moins consensuel, et beaucoup plus nihiliste, que celui-là...

    11/09/2016 à 15:03 jackbauer (372 votes, 7.1/10 de moyenne) 5

  • 5/10 Bof bof, un thriller style eyes wide shut en moins bien...

    09/09/2016 à 18:18 jasonkite (137 votes, 7.1/10 de moyenne)

  • 10/10 C'est cru, c'est violent mais tellement bon, pour moi une grosse claque pour cette année vivement le prochain livre de Patrick Senécal ré-arranger pour la France ou vivement le prochain tout court qui vient d'être terminé et en phase de correction par l'auteur . Vive le Québec

    06/08/2016 à 12:12 terror77 (19 votes, 9.1/10 de moyenne) 1

  • 6/10 e continuerai à suivre Patrick Senécal de très près, il n’y a aucun doute là-dessus. Hell.com a juste dépassé mon seuil de tolérance à la douleur à force de trop d’accumulation et a eu la peau de mon intérêt, c’est un sentiment personnel.

    09/07/2016 à 07:47 Gruz (266 votes, 7.8/10 de moyenne) 3

  • 7/10 ell .com n'est pas un roman à mettre entre toutes les mains. Extrêmement bien écrit, l'auteur vous entraîne dans les tréfonds de l'âme humaine, à la rencontre du pire.

    Initié par un ancien camarade d'école, le héros Daniel Saul va laisser libre cours aux pires de ses pulsions, jusqu'au jour où cela se retourne contre lui.

    Désespéré , Daniel va tout tenter pour sauver son fils et son âme .

    Le style très froid et clinique de l'auteur permet de confronter le lecteur à l'ultra-violence , en gardant une distance de sécurité nécéssaire.

    Ce roman est très dur mais pour le moins passionnant, je ne l'ai pas lâché. Alors avant de tourner la première page, soyez bien conscient que vous pénétrez ici , dans le premier cercle de l'Enfer.

    13/06/2016 à 08:55 alex1783 (37 votes, 7.7/10 de moyenne) 3

  • 7/10 En bref, c'est un roman dérangeant et malsain qui ne conviendra pas à tous les lecteurs. Le message est intéressant mais les personnages arrogants ont du mal à faire naître une once de sentiments envers eux : on reste finalement spectateur de scènes violentes mises bout à bout.

    07/06/2016 à 10:53 Riz-Deux-ZzZ (159 votes, 7/10 de moyenne) 2

  • 9/10 Souvent Patrick Sénécal est comparé à Stephen King, et je dois dire que pour une fois la comparaison n’est pas usurpée ou purement commerciale. On y retrouve les mêmes ingrédients : une écriture fluide qui plonge instantanément le lecteur dans l’histoire, le retour à nos peurs primales, basiques mais partagées de tous et de toutes. C’est le point fort de l’auteur car il cuisine son lecteur un peu comme la grenouille dans la casserole d’eau bouillante : horreur, tortures et autres sévices deviennent de plus en plus dures, profondes voire insoutenables à lire. Même si cela reste par moment difficile à lire, certains passages sont tout juste soutenables, la progression au sein du livre fait qu’elle ne heurte pas le lecteur d’entrée. Cependant, certains lecteurs seront tentés d’abandonner la lecture de Hell.com dégoûter par les mises en scène effroyables. Aussi pour ne pas perdre une bonne histoire, je ne peux que leur conseiller de sauter quelques pages, la dernière moitié du livre est beaucoup plus accessible.

    Si l’écriture est fluide, il n’en reste pas moins que l’auteur ne reprend pas le schéma commun des page-turns actuels. Point d’histoire(s) en parallèle, nous suivons intégralement l’histoire de Daniel Saul, un peu comme si nous voyions notre propre histoire (un cauchemar) relatée dans ce livre. Car finalement c’est un peu ce que désire l’auteur, c’est que nous prenions conscience, qu’à une toute autre échelle, nous avons tous un peu de Daniel Saul en nous, et que ce qui lui arrive, pourrait très bien nous arriver.

    Si Patrick Sénécal et son Hell.com nous fait penser à Stephen King et Dr. Sleep, Chuck Palahiniuk et son Fight Club, ou Breat Eaton Ellis et son American Psycho, il n’en reste pas moins original avec son style propre.

    21/05/2016 à 15:00 QuoiLire (75 votes, 6.9/10 de moyenne) 2

  • 7/10 Amis lecteurs ne vous méprenez pas, il s’agit bien d’un thriller. Passé le premier tiers de roman que j’ai bien faillit abandonner, l’intrigue vous entraîne, implacable. Une écriture québécoise qui à force de jurons locaux nous teinte d’exotisme cette histoire plus noire que noire. Elle nous rappelle les univers de Chattam (la trilogie du mal et Léviatemps) ou Thilliez (L’anneau de Moebius et plus récemment Angor). « Il ne s’agit pas de ce que tu veux faire mais de ce que tu peux faire » avec ta fortune … les pauvres sont les mortels ou les damnés, les riches les démons et ils aspirent à approcher le Diable … tout un programme !
    Daniel, milliardaire, est dans les affaires. Divorcé d’une démente, il vit avec son ado de dix-sept ans, dans sa superbe villa … avec sa maîtresse il pratique l’échangisme dans un club privé de Montréal. Mais par hasard (est-ce bien un hasard ?) il retrouve un ancien camarade de collège qui va l’entraîner vers l’enfer. Ca c’est le premier tiers du roman … un mal nécessaire pour être happé par le suspens qui va suivre. On ne peut pas être en empathie avec ce personnage, on ne peut pas lui trouver d’excuses mais on va le suivre au cours de sa quête et partager ses craintes quand son fils va s’éloigner de lui. Impossible d’en dire d’avantage, à vous de découvrir par vous-même.
    Parallèlement quelques réflexions sur nos priorités, sur la famille, les amis, l’argent, le bling-bling, et aussi une question… la perversité est-elle héréditaire ?
    Il s’agit du premier roman que je lis de cet auteur et le dernier paru semble-t-il. J’essayerai bien le prochain, et vous ?

    01/07/2015 à 14:04 Dany33 (309 votes, 7.8/10 de moyenne) 2

  • 8/10 A ne vraiment pas mettre en toutes les mains! Très noir, très hard (niveau sexe), très gore! Bref du Sénécal puissance 1000! Un peu too much à mon goût quand même...

    16/10/2012 à 09:12 guimouts (208 votes, 8.1/10 de moyenne) 1

  • 9/10 Hell.com c'est l'attraction préférée d'une élite détraquée qui s’ennuie, c'est la brutale descente aux enfers d'un puissant milliardaire, c'est la destruction d'un adolescent paumé ... C'est surtout un roman d'une extrême noirceur, où la folie humaine est explorée d'une manière effroyablement sinistre et qui nous entraine à la réflexion. C'est tout l'art de P.Senécal et véritablement ce que j'aime !

    30/05/2012 à 17:04 Emil (347 votes, 7.4/10 de moyenne) 2

  • 9/10 Roman à ne pas mettre entre toutes les mains, assurément, au vu de la crudité des propos, à mon sens très choquants dans la précision des détails gores, sordides, sexuels, pervers. On est aux côtés de Daniel, on vit avec lui, on tombe avec lui. Magistrale écriture, réelle, spontanée, empathique. Terrible et haletante. On est selon moi à un degré supplémentaire dans l'expression de la folie des méandres du cerveau humain par rapport au Vide.

    01/06/2011 à 21:31 clemence (186 votes, 7.9/10 de moyenne) 2

  • 10/10 Sénécal est-il fou ou génial ? Pour ma part, je crie au génie mais je comprendrais également les avis contraires qui s'insurgeraient de ne pas voir ce roman interdit aux moins de 18 ans ! A la lecture de Hell.com, je ne peux m'empêcher de penser au 1er roman de Thilliez (Train d'Enfer pour Ange Rouge), au film Hostel de Eli roth (Sénécal lui-même y fait référence dans le roman) mais aussi à Maxime Lavoie, autre héros de l'auteur (dans Le Vide), qui par de nombreux aspects ressemble à Daniel Saul.
    Il est vrai que, comme souvent avec Sénécal, il faur avoir le coeur bien accroché mais au delà de cet aspect, l'histoire prend au fil des pages une épaisseur inattendue pour nous entraîner vers un épilogue qu'on imagine, à raison, cruel mais aussi très beau voire même romantique.
    Avec ce roman, même si je préfère les 7 Jours du Talion et du Vide, sénécal démontre une fois de plus qu'il est un des auteurs de thrillers les plus fascinants, à mon goût le meilleur de ces dernières années.

    07/03/2011 à 16:00 ericdesh (408 votes, 7.6/10 de moyenne)

  • 8/10 très bon comme d'habitude avec P. Senécal, mais peut être un peu trop de sexe très hard!

    03/02/2011 à 18:42 sylio (186 votes, 7.6/10 de moyenne)

  • 10/10 Encore une belle réussite pour Senécal. Beaucoup de suspense, histoire originale... Ça aurait pu même être la suite du "Vide". En tous cas, ce livre en paraît être l'inverse dans sa réflexion. Superbe !

    12/01/2011 à 16:13 ircome (5 votes, 9.4/10 de moyenne)

  • 10/10 A la quarantaine Daniel Saul a tout ce qu'il désire: argent, femmes, une belle situation, un fils. Mais ce qu'il veut par dessus tout c'est la puissance, la toute puissance et lorsqu'il rencontre Martin Charron, convaincu qu'il l'atteindra, il se laisse initier au site Hell.com et à ses pires perversions sans se douter qu'il entre alors de plein fouet en enfer muni d'un billet aller simple.. Seul l'amour d'un père pour son fils lui procura l'éléctrochoc nécessaire pour retrouver le chemin vers la rédemption.. un livre admirable, puissant ou certaines scènes sont certes très dures mais indispensables au cheminement des personnages, le final est criant d'émotion et de sens, je ne peux que lui mettre la note de 10 parce que je ressors bouleversée de cette émotion et de cette force qui se dégagent de la relation père-fils tout au long de l'histoire mais aussi de la progression du raisonnement de Daniel chapitre après chapitre. Un grand moment de lecture.

    30/12/2010 à 19:42 Mag (372 votes, 8.1/10 de moyenne)

  • 8/10 Senécal n'a décidemment pas son pareil pour mettre ses personnages - et le lecteur avec eux- face à leurs propres perversions, et même si Daniel est tout sauf un héros sympathique, on a envie de lui crier de ne pas sombrer toujours plus dans cette spirale infernale, peine perdue bien sûr...
    Un roman moins fort que "le Vide" à mon sens, mais qui demeure très marquant de noirceur tout de même.

    24/12/2010 à 09:38 Sybil (642 votes, 7.5/10 de moyenne)