Projet Sin

(The Forgotten Room)

2 votes

  • 7/10 A l’institut de recherche Lux, un think tank regroupant de nombreux scientifiques, l’un d’entre eux, Willard Strachey, bascule dans la folie : il se suicide en plongeant sa tête sous une fenêtre et en se décapitant. L’énigmologue Jeremy Logan est engagé pour enquêter sur ce décès fort mystérieux, ce qui le mène vers l’aile ouest du bâtiment et une étrange machine…

    Après Deep Storm et La troisième porte, Lincoln Child met une nouvelle fois en scène Jeremy Logan, qui est un personnage suffisamment attachant et original pour entraîner l’adhésion du lectorat. Brillant, physiquement séduisant, doué d’une empathie presque surnaturelle, s’adressant parfois à haute voix à son épouse récemment décédée, il est expert dans les résolutions des problèmes en apparence impossibles à démêler. D’ailleurs, sa scène d’introduction, ou comment il mystifie son public à propos du monstre du Loch Ness, est un petit régal. Et ce qu’il va découvrir et affronter dans ce manoir de Rhode Island est rapidement alléchant : des individus qui se mettent à entendre des voix, persistantes et insoutenables, au point de les pousser à attenter à leur vie. L’écriture est à la fois simple et efficace, et les quelque quatre cents pages défilent à toute allure. Les ambiances alternent avec intelligence, passant du classique mais jouissif whodunit au roman d’aventures, avec un soupçon de surnaturel et de techno-thriller, sans oublier une dose d’espionnage. Un panachage des genres que Lincoln Child maîtrise parfaitement, là où l’on aurait décemment pu craindre un embrouillamini indigeste ou un brouet dans lequel toutes les saveurs se seraient annihilées. En revanche, le récit souffre de quelques longueurs un peu inutiles, d’incursions pas assez vulgarisées dans certains domaines trop techniques et pointus, et principalement d’un manque de suspense réel quant à la nature et les effets de cet étrange appareil confiné dans la pièce dérobée. Les indices sont trop nombreux et les cas de folies chez les scientifiques suffisamment abondants pour que le lecteur, même distrait, ne comprenne pas rapidement les risques qu’il engendre.

    Ce Projet Sin n’en demeure pas moins un roman sacrément distrayant, prenant du début à la fin. L’archétype du bon bouquin de plage pour bronzer tout en se délassant, ou apte à devenir un blockbuster hollywoodien.

    09/01/2018 à 20:27 El Marco (1419 votes, 7.5/10 de moyenne) 4

  • 7/10 Un prologue fun, un début à la peine, une intrigue mystérieuse et de nouveau une dernière partie faiblarde. Un bon roman s'encombrant malheureusement parfois de longs palabres qui cassent un peu la dynamique du livre. Mais c'est quand même un plaisir de retrouver Jeremy Logan. Un roman divertissant qui saura gagner l'indulgence des fans de la première heure ;)

    13/11/2015 à 11:21 Fredo (920 votes, 7.9/10 de moyenne) 2